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samedi 24 novembre 2018

SNCF

La Société Nationale des Chemins de Fer français a été créée par convention du 31 août 1937 entre l’État et les différentes compagnies privées de l'époque : Nord, Est, PO, Midi, PLM, auxquelles s'ajoutent les Syndicats du Chemin de fer de Grande Ceinture et de Petite Ceinture et les deux administrations nationales, les chemins de fer d'Alsace et de Lorraine et les chemins de fer de l’État.
Le premier monogramme proposé est très sommaire: les initiales sont posées les unes derrière les autres.
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Un projet concurrent voit le jour: le C et le F sont entrecroisés encadrés par le S et le N.
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Début 1938, un nouveau projet, proposé par Maximilien Vox, est retenu: le Set le F sont entrecroisés, suivis du N, ces trois lettres étant entourés d'un C protecteur.
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La SNCF se trouva être armateur des navires de transport de passagers des anciennes compagnies. Le pavillon présenta le logo entre 2 triangles bleu et rouge sur un pavillon blanc.
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1947: Le sentiment patriotique et le fait que la SNCF est alors un des éléments clefs de la reconstruction inspirent la carte de France en arrière-plan du deuxième logo. Ce logo n'est utilisé que sur les documents et affiches, sur le matériel roulant c'est le macaron rond avec les lettres entrelacées qui continue d'être utilisé.
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1962: Sur les documents administratifs apparait une locomotive BB9200.
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1972: Retour du sigle avec les lettres qui se suivent. L'écriture est en italique pour insister sur la rapidité des transports (le record du monde de vitesse de 331 km/h a été atteint par un train de la SNCF en 1955). Les lettres sont dans un cadre.
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La flotte comporte 5 navires.
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1985: Ouverture commerciale, 4 ans après le succès du TGV, la SNCF fait appel au designer industriel français Roger Tallon (design du corail, du TGV Atlantique…) pour moderniser son image. Le choix est fait de s’inscrire dans la continuité tout en optant pour plus de légèreté, de fluidité, de flexibilité. La typographie vient ici renforcer la symbolique du rail mais surtout d’une stratégie de réseau. C'est le logo spaghetti.
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1990: La flotte SNCF devient SNAT (Société Nouvelle d'Armement Transmanche).
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1992: Les lettres SNCF sont conservées mais complétées de symboles en couleur qui reflètent les orientations et ambitions de l'entreprise. La flèche projette l'entreprise dans l'avenir, elle est rouge, symbole de dynamisme, chaleur et affectivité. Elle concrétise la force et l'ambition de la SNCF. La barre d'appui représente la pérennité de l'entreprise, le gris exprime le sérieux et l'organisation de cette grande entreprise, métallisé, il renvoie à la modernité et la technicité. Le fond blanc exprime l'assurance, la transparence et la sécurité. C'est Joël Desgrippes le concepteur de ce logo-casquette.
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1996 : La SNAT devient SeaFrance, toujours filiale de la SNCF.
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2005: La SNCF dévoile un logo radicalement différent des précédents. Conçu par l'agence Carré Noir (agence de design stratégique du Groupe Publicis), la forme du nouveau logo exprime « la détermination et le mouvement » et rappelle la silhouette du nez du TGV Duplex, sa couleur allant du carmin au vermillon, « la connivence et le changement », quant à la typographie choisie, elle exprime « la relation et la fluidité ». Cette dernière s'est d'ailleurs inspirée du logo du TGV. La "carmillon" couta 67 000 €.
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2011: Version épurée du logo présentant des angles arrondis et sur laquelle les reflets des lettres ont été supprimés afin de gagner en lisibilité. Ce changement, également réalisé par l'agence Carré Noir, s'accompagne d'une épuration de la charte graphique de l'entreprise.
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2012: Cessation d’activité de SeaFrance.

Néanmoins, les autres différents services ou produits de la SNCF ont une identité propre. Très peu de cohérence entre-eux et surtout pas de lien direct avec la marque SNCF.
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2014: Réorganisation de la SNCF. Cohérence des identités (ou presque).
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https://www.sncf.com/sncv1/fr/identite/histoire-logos-sncf
Uniformes du Rail en France entre 1840 à nos jours de Sylvain Vité.
http://pavillon.houseflag.free.fr/index.html
https://www.lesechos.fr/21/03/2005/LesEchos/19375-058-ECH_pourquoi-la-sncf-modernise-son-logo.htm
https://camillecoquet.com/evolution-visuelle-de-la-sncf/

vendredi 23 novembre 2018

Maximilien Vox

Samuel William Théodore Monod (1894 - 1974) est le fils du pasteur Wilfred Monod et le frère du naturaliste Théodore Monod.

Après avoir commencé comme caricaturiste et dessinateur dans la presse comme le périodique laïque Floréal ou le journal L’Humanité, sous le pseudonyme de Maximilien Vox, il entre dans la grande édition en dessinant les couvertures des publications de Bernard Grasset de 1924 à 1926, date à laquelle il occupe la direction artistique de Horizons de France chez Plon.

1926: Il dessine le logo de la collection de romans policiers Le Masque associant un masque noir et une plume, logo qui figure toujours sur chaque roman.
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1936: Conseiller du Paris-Lyon-Méditerranée (PLM), il rédige son Standard typographique, véritable manuel technique de ce que l’on appelle aujourd'hui la déclinaison (style typographique distinctif, familles de caractères dédiées, principes et directives de composition s’adaptant à tous les documents publics et administratifs). Il donne de nombreux cours à l’École du Louvre, à l’École nationale supérieure des beaux-arts, et à la New York University.

1938: Il dessine le premier logo de la SNCF et, là encore, il harmonisera graphiquement l’ensemble de ses documents.
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1952: Il fonde à Lurs un centre de rencontres les Rencontres internationales de Lure, où se réunissent en congrès tous les ans les spécialistes du monde entier de la lettre, de l’imprimerie et du livre.

1954: Il crée la classification des caractères typographiques.

[https://fr.wikipedia.org/wiki/Maximilien_Vox
http://indexgrafik.fr/maximilien-vox/
https://sites.google.com/site/pourmaximilienvox/

mardi 20 novembre 2018

Rolls-Royce

1884: Frederik Henri Royce commence une affaire d'électricité et de mécanique F.H.Royce & Co.
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1902: Ce mécanicien de génie en grande partie autodidacte construit sa première automobile à Manchester: la Royce 10 de Royce Company
1904: Association avec Charles Rolls, un ingénieur aristocrate fou de moteurs, qui possède sa concession importatrice de voitures européennes CS Rolls & Co.
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1906: La société Rolls-Royce Limited est créée. Sortie de la Silver Ghost
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1910: Charles Rolls se tue dans une démonstration aérienne.
1911: Spirit of Ecstasy (Esprit d'extase) le fameux bouchon de radiateur de la marque par l'artiste anglais Charles Sykes, représentant une jeune femme les bras déployés et la robe flottant au vent, est un joyau de l'art nouveau.
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1914: La société Rolls Royce plc (aéronautique) est créée pour fabriquer des moteurs d'avion pour la Première Guerre mondiale.
1931: Rolls-Royce achète Bentley, un constructeur concurrent plus petit qui connait des difficultés financières dues à la Grande Dépression.
1933: Henry Royce meurt.Le logo Rolls-Royce avec un double R pour symboliser l’alliance des deux fondateurs Rolls et Royce, imprimé en rouge jusqu'en 1932, ne sera alors imprimé en noir que par choix esthétique (sans rapport selon Rolls-Royce, avec la disparition de son dernier fondateur).
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1971: Nationalisation
1973: Scission, création de Rolls-Royce Motors.
1980: Le fabricant britannique d'équipement militaire Vickers achète la société
1998: Rolls-Royce et Bentley sont achetés par Volkswagen AG pour 430 millions de livres sterling, après une enchère contre BMW. La marque Rolls-Royce et son logo n’étant pas incluse dans l’achat de VW ; elle est alors cédée en licence à BMW (pour 40 millions de £) par Rolls-Royce plc (la division aéronautique) qui en détient les droits. La branche automobile devient Rolls-Royce Motors Cars.
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2016: La marque bat son record de vente avec 4 011 véhicules commercialisés dans le monde.

https://www.gracesguide.co.uk/File:Im18880316PE-Royce.jpg

mardi 6 novembre 2018

Le logo le plus cher du monde

Il paraitrait que Symantec a le logo le plus cher du monde: 1,280 milliard de dollars.

C'est ce qu'on lit dans http://the-adgeek.blogspot.com/2015/02/le-top-5-des-plus-chers-logos-et-des.html ou https://www.simpliowebstudio.com/most-expensive-logo-designs/
Qu'en est il réellement ?

Symantec, créée en 1982 par Gary Hendrix, est une société spécialisée dans les logiciels informatiques. Elle a son siège social à Mountain View en Californie.
Son nom est un mélange de SYntax, seMANtics et TEChnology. Symantec était à l’origine centré sur des projets liés à l’intelligence artificielle et le traitement du langage naturel.

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1984: Fusion avec C&E Software -pour Denis Coleman et Gordon Eubanks. Gordon Eubanks devient PDG.

1985: Diffusion du logiciel de base de données Q&A (pour Question - Answer).

1990: Rachat de Peter Norton Computing pour 70.000.000 $

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1991: Gary Hendrix quite la société.

1999: John W. Thompson , ancien vice-président d’IBM, devient PDG. À l'époque, Thompson était le seul Afro-Américain à la tête d'une grande société de technologie américaine.

2001: Nouveau logo

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dessiné par Interbrand qui a son siège social sur la 5e avenue. La police de caractère est le Minion Regular (créée par Robert Slimbach en 1990 pour Adobe).

Norton suit certaines directives, entre autres la couleur, mais reste différencié de la maison mère.
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2005: Rachat pour 13,8 milliards $ de Veritas software. Symantec devient ainsi la 5e plus grosse société au monde dans le domaine du logiciel.

2009: Thompson est remplacé par Enrique Salem, membre de la direction de Symantec.

2010: Rachat de Verisign security business

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pour la somme de 1.280.000.000 $. C'est le prix du rachat de la compagnie et non le prix du logo représentant la nouvelle entité.

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L'un des aspects les plus précieux du rachat était la coche VeriSign. Une petite coche qui authentifie les certificats de sécurité (SSL) sur les sites Web, en particulier les sites commerciaux. Les SSL Verisign étaient plus fiables que d’autres et ont rapporté beaucoup.

Symantec a ensuite pris la tique VeriSign et, en raison de sa reconnaissance, l’a choisi comme logo.

Le changement d'identité a touché 150 sites dans 43 pays. Le projet a été réalisé en 8 semaines au lieu des 6 mois prévisibles. Le cabinet Prioritysign du Wisconsin a géré la conception du programme de signalisation aux études de site en passant par la stratégie de marque, la fabrication et l'installation à l'échelle mondiale. Cette fois ci, Norton rentre dans le moule.

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2012: Salem est brutalement licencié pour des résultats décevants et remplacé par Steve Bennett.

2014: Steve Bennett est limogé. Il est remplacé par Michael Brown.

2015: Le groupe vends ses activités de stockage pour 8 milliards de dollars.

2018: La compagnie n'est plus que la 12e plus grosse société au monde dans le domaine du logiciel.

https://www.prioritysign.com/proven-performance/symantec
https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_mergers_and_acquisitions_by_Symantec
http://logocurio.us/blog/2015/09/10/did-the-symantec-logo-cost-1-28-billion/
https://www.forbes.com/global2000/list/#industry:Software%20%26%20Programming

mercredi 17 octobre 2018

4 types sémiotiques de logos de ville

Comment représenter l’identité d’une ville avec un logo ? L’analyse sémiotique de Boris Maynadier permet d’identifier quatre types de logos de villes. Ils la désignent, l’affirment avec emphase, la représentent, ou mettent en scène une relation.

Désignation de la ville

Certains logos alphanumériques reprennent le nom ou l’initiale de la ville. Ils entretiennent un rapport de désignation, à la manière d’une étiquette.

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Emphase de la ville

On trouve récemment des logos étiquette plus développés, à l’instar de OnlyLyon. Sur le plan du signifiant, le signe invite à un décryptage de la part du récepteur.

Cela confère un caractère créatif au logo, car il demande un travail cognitif pour être résolu tout en respectant les contraintes de l’anagramme.

Cette résolution conduit à comprendre le sens du logo « seulement Lyon ».

Il ressort une emphase qui amplifie l’importance de la ville. L’emphase se traduit aussi par l’expression un sentiment de fierté « on sent la fierté de la ville »

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Représentation de la ville

Les logos de type institutionnel s’inscrivent dans une démarche de création d’une marque pour la ville.

Ces logos sont construits de telle sorte qu’ils expriment une certaine identité de la ville, jugée stratégiquement pertinente par les managers et les responsables urbains.

Que le logo soit figuratif (e.g. le dessin explicite d’un élément architectural de la ville) ou abstrait (e.g. la symbolisation d’une valeur, comme le dynamisme), il manifeste la volonté de la part de ses créateurs de montrer certaines qualités des villes (e.g. historiques,économiques, etc.). L’enjeu managérial et créatif réside alors dans la capacité du signe à valoriser ces caractéristiques, jugées dignes de cette représentation.

Logo_Pau.svg.png

Relation à la ville

Les logos à la première personne s’appuient sur une démarche relationnelle. Plutôt que désigner ou représenter la ville, ils mettent en scène la relation entre cette dernière et le citadin.

En effet, les logos à la première personne mettent en jeu une identité, mais plutôt que de focaliser sur celle de la ville c’est celle du citadin qui est valorisée. Avec les logos à la première personne, les managers opèrent donc un renversement.

L’identité en jeu semble être moins celle de la ville que celle du citadin. Le logo commence en effet par un pronom à la première personne : c’est donc bien l’identité de chacun qui est d’abord concernée. Le logo « I amsterdam » qui se destine à tous les publics de la ville, habitants, touristes ou entreprises, en est une bonne illustration (www.iamsterdam.com).
i__amsterdam_logo-copie-1.png

De quoi le logo d’une ville est-il le signe ?

Boris Maynadier

Décisions Marketing n°74 Avril-Juin 2014, 115-127

mardi 2 octobre 2018

Les 7 différents types de logo

A: Les logotypes / textes
Également appelés « marque verbale », ils définissent l’identité visuelle de l’entreprise – essentiellement grâce à une typographie spécifique.
Toute la difficulté est de traduire, par le seul jeu typographique, toutes les valeurs de l’entreprise.

A1: Le mot-symbole (wordmark)
Les logotypes sont uniquement basés sur le nom de l’entreprise. Tout le travail de recherche est d'avoir un nom d'entreprise ou de produit ou de marque, court et percutant. Google et Coca-Cola sont de bon exemples.
google.jpg coca-cola.jpg

A2: Le monogramme (lettermark)
IBM, CNN, HP, NASA… Vous voyez le point commun ? Ces entreprises ont toutes choisi de créer un logo à partir des initiales de leur nom. Au lieu de parier sur le fait que les consommateurs réussiront à se souvenir de leur nom à 2 ou 3 mots, ils ont opté pour un monogramme.
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B: Les logos iconiques / dessins
Ils sont immédiatement reconnaissables par leur seule icône mais concernent essentiellement les marques bénéficiant d’une forte notoriété.

B1: Les pictogrammes
Un logo pictographique (aussi appelé emblème de marque) est une icône, ou aussi un dessin schématique, simplifié. Il s’agit probablement de l’idée générale que vous avez d’un « logo »: tel que la célèbre pomme d’Apple, l’oiseau de Twitter ou les deux flèches de Carrefour. Tous ces logos sont emblématiques car les entreprises sont bien implantées. L’emblème devient alors immédiatement reconnaissable par les consommateurs, et la représentation d’une entreprise peut se résumer à une image. Trouver le symbole approprié est un défi pour les nouvelles entreprises, et celles qui jouent sur une identité visuelle forte.
apple.jpg Logo_Carrefour_sans_titre_1966.jpg

B2: Les logos abstraits
Au lieu d’utiliser une image reconnaissable pour représenter l’entreprise (une pomme ou un oiseau), on prend une forme abstraite. Parmi les exemples célèbres, on retrouve BP, Pepsi et Adidas. Comme tous les logos-symboles, les logos abstraits sont très efficaces parce qu’ils parviennent à représenter les valeurs d’une entreprise en une seule image. Là où les logos pictographiques reposent sur une image concrète, un symbole connu de tous, les logos abstraits offrent une vraie liberté de représenter votre entreprise de façon unique.
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B3: L'emblème
L’emblème, constitué d’un symbole ou d’une icône (un badge, un cachet ou un sceau) qui vient d'un autre monde graphique que celui du commerce. Ces logos ont une apparence traditionnelle qui reste très présente dans les esprits. Beaucoup d’écoles et d’organisations gouvernementales font le choix de créer un logo sur ce modèle, mais c’est aussi le cas de l’industrie automobile. Certains sont même parvenus à moderniser le look de ce type de logo pour l’adapter aux tendances actuelles (Starbucks et Harley Davidson sont de bons exemples).
harvard.jpg starbucks.jpg

C: La combinaison d’illustrations

C1: Le logo combiné
Ce logo combine du texte et un symbole. C’est de loin le logo le plus largement utilisé. Une image, une forme ou un dessin vient compléter le nom de la société. Ce logo est évolutif en fonction de l’évolution de l’entreprise. En effet, une fois que l’entreprise sera assez connue, il est alors possible de ne garder que l’image.
lacoste.jpg kfc.jpg

C2: Le logo emblème
Dans ce logo, le nom de la société est intégré dans le symbole. Contrairement au logo combiné, le texte et le symbole ne peuvent pas être dissociés, en effet, ils seront toujours employés ensemble. mr-peanut.jpg burger-king.jpg

Sur le sujet: https://graphiste.com/blog/comment-choisir-son-logo
https://www.annei.fr/5-differents-types-de-logos/
https://99designs.fr/blog/conseils-design/types-de-logos/
http://www.wipo.int/classifications/nivilo/vienna/index.htm?lang=FR#

mardi 25 septembre 2018

Branding territorial: Boris Maynadier

Boris Maynadier est docteur en sciences de gestion spécialisé en marketing territorial, enseignant en école de commerce.

Il a réalisé une thèse soutenue à l'IAE de Toulouse en juin 2009 - Marque de ville, étude des modalités sémiotiques de génération d'une marque par une ville.

Il a écrit les textes:

  • Les représentations symboliques de la ville : des armoiries aux logos, entrée de la ville dans l’hypermodernité 2007
  • Marque de ville : une approche sémiotique 2009
  • De quoi le logo d’une ville est-il le signe ? 2014
  • Gouvernance d’une marque de ville : les stratégies ambiguës 2015

De 2006 à 2014, il s'est occupé du blog: Branding the city

Il y a publié les articles:

La base de son raisonnement est:

Au XIIe siècle, les villes prennent de l'autonomie dans le monde médiéval et elles le montrent. Les villes deviennent des sujets plutôt que de simples objets, elles développent une identité et l'expriment. Alors bien entendu, en symbolisant cette indépendance nouvelle, ce moment charnière, les villes utilisent les codes de l'époque : les blasons.

Si on met cet épisode en perspective avec le parcours des villes hypermodernes (nota 1), on discerne des similitudes. À partir de la fin du XXe siècle, les villes se trouvent à un autre moment charnière où elles ont besoin d'exprimer leur identité et leur capacité de gestion, "d'auto-gestion" (le terme est abusif), en tout cas de prise en main de leur destin. Et là, les signes et techniques de l'époque, ce sont les logos et le marketing. Les logos de villes apparaissent au moment de la décentralisation.

Bon, voilà, à ce stade, l'histoire se joue entre logos et armoiries, entre un signe médiéval obsolète (au sens sémiotique - nous en avons perdu les clefs de lecture) et les logos hypermodernes. On peut établir une catégorie sémantique :/logos/ versus /armoiries/

Il s'agit de produire, pour construire un carré sémiotique, leur contraires : /non logos/ versus /non armoiries/ qui sont des hybrides de logos et armoiries.

Qu'est-ce qu'un /non logo/ ? Un /non logo/ est la négation de la modernité du logo par l'utilisation de la forme de l'écu qui appelle indubitablement un connoté "historique" et un connoté "institutionnel" des armoiries. Cependant, un /non logo/ n'est pas tout à fait une armoirie, parce qu'il n'en respecte pas les règles strictes de composition.

Qu'est-ce qu'une /non armoirie/ ? C'est la négation des règles de composition strictes des armoiries. Notamment, la forme d'écu est abandonnée. Mais les /non armoiries/ utilisent les figures de l'héraldiques, les dessins qui illustrent les armoiries. Par exemple, le navire de la ville de Paris rappelle celui de ses armoiries, se référant au passé économique, fluvial de la cité. Pourquoi n'est-ce pas un logo ? Parce que le symbole relève encore de l'héraldique qui est indéchiffrable pour qui ne connaît l'histoire de la capitale. Le signe n'est donc pas encore tout à fait hypermoderne (nota 2) .

Souvent, les villes conservent deux systèmes, des armoires et des logos en même temps, et communiquent même parfois avec les deux symboles, attachées qu'elles sont aux reliques héraldiques. Bien évidemment, ce n'est pas une bonne solution. A ce compte là, mieux vaut doter la ville d'un signe hybride, si on veut conserver des signes historiques du patrimoine de la cité.

Nota 1: Ascher distingue trois phases de modernisation des villes.

  1. Les temps modernes : de la fin du Moyen Age à la révolution industrielle
  2. De la révolution industrielle à la généralisation de la consommation de masse
  3. Hypermodernité : aujourd'hui

Nota 2: Hypermodernité versus postmodernité
Il n'est pas toujours aisé de faire la différence pour qui ne s’intéresse pas de très près à la question. Dans Examen, François Ascher revient sur la question et réaffirme sa position : nous sommes dans une phase hypermoderne et non postmoderne. ce qui crée de la confusion, c'est que souvent les constats peuvent paraître identiques. Par exemple, Maffesoli (postmoderne s'il en est) parle de tribus, de nomadisme... Les hypermodernes ne nient pas les phénomènes de groupes, ou les nouvelles mobilités, mais elles sont théorisées différemment.

Quelques oppositions majeures :
Pour les postmodernes, la modernité est en crise, le projet moderne est en crise.
Pour les hypermodernes, "ce n'est pas la modernité qui est en crise, mais ce qui est resté prémoderne" (Ascher, 2007, 192), un peu à la manière des villes qui conservent leurs armoiries que personne ne comprend.

Pour les postmodernes, la raison n'est plus porteuse de progrès, la notion de progrès a perdu son sens.
Pour les hypermodernes, le progrès n'a pas perd son sens, mais on n'a plus une foi aveugle en lui. En portant un regard plus raisonné sur le progrès, nous sommes plus modernes .

dimanche 18 octobre 2015

Samsung

1938: Lee Byung-chul fonde Samsung Trading Co une société de négoce. Samsung signifie "Trois Etoiles". L'entreprise se concentre principalement sur l'exportation de produits alimentaires vers la Chine.
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A la fin de la guerre de Corée le pays fut séparée en 2, et la Corée du Sud allait avoir besoin de se reconstruire et d'enfin aller de l'avant. Pour ce faire le gouvernement n'allait reculer devant rien et il octroya d'immenses moyens a quelques chefs d'entreprises afin qu'ils puissent rebâtir le pays.
1953: Byung-chul fonde Cheil Sugar, une fabrique de sucre et de farine.
1963: Le Grand Magasin Donghwa est racheté par le groupe Samsung, et change de nom pour Shinsegae (« nouveau monde » en Coréen).
1969: Il crée Samsung Electronics, qui dés l'année suivante se met a produire ses premières télévisions noir et blanc
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1980: Samsung achète la Hanguk Jeonja Tongsin et rentre dans la fabrication des téléphones..
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1983: Le vieux Lee Byung-Chung va prendre un risque colossal mais au combien visionnaire, en se lançant dans la production de semi conducteurs.
1987: Byung-chul meurt. Son fils Lee Kun-hee le remplace.
Le groupe Samsung est partagées en 4 entités qui deviendront indépendantes: Samsung, Shinsegae, CJ et Hansol.
Shinsegae (magasins, commerces)
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CJ Group (distribution, industrie pharmaceutique, alimentation et média)
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Hansol (Papier, chimie, Telecom)
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1988: La compagnie sort son premier téléphone mobile analogique. Samsung est alors une entreprise connue dans le monde mais véhicule une image de produit de moyen gamme et surtout bon marché
1993: Sort le téléphone SH-700 puis en 1994 le SH-770 qui accroit les ventes de 51% en un an.
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2000: Les ventes de téléphones explosent et Samsung deviens numéro 2 mondial de la téléphonie mobile, le secteur de la télévision explose également et Samsung deviens leader mondial, la compagnie est aussi leader en vente d'écrans d'ordinateur et imprimantes laser, numéro 2 mondial des ventes de réfrigérateurs et micro ondes et numéro 3 des aspirateurs et appareils photos. la branche automobile est cédée à Renault.
Au total, Lee Kun-hee et sa famille détiennent des participations dans 18 filiales du groupe Samsung dont 9,51 % dans Samsung Life, 54,39 % dans Samsung Everland et 12,97 % dans Samsung SDS.

mardi 28 juillet 2015

Maserati

1914: Societa Anonima Officine Alfieri Maserati est fondée à Bologne par Alfieri Maserati, avec l'aide de deux de ses frères : Ettore et Ernesto. La firme est un atelier spécialisé dans la préparation sportive de compétition qui engage des Isotta-Fraschini en compétition.
1926: Début de la production de voitures de route.
C'est un autre des sept frères Maserati, Mario qui dessina le logo de la firme. Il prit comme modèle le trident de la gigantesque statue de Neptune qui trône sur la grande place de Bologne.

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Les couleurs du logo proviennent des couleurs des armoiries de Bologne: bleu et rouge.
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1932: Décès d'Alfieri, mais ses frères continuent son ouvrage.
1937: Ils cèdent leurs parts à Adolfo Orsi, qui relocalise l'usine près de Modène, mais restent ingénieurs dans la maison.
1947: Premier modèle de tourisme. Les fondateurs quittent l'entreprise pour créer OSCA (Officine Specializzate Costruzione Automobili).
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De nouveaux talents issus des rangs de Fiat, Alfa Romeo ou Ferrari viennent apporter leur expertise.
1957: Juan Manuel Fangio décroche le titre mondial avec la Maserati 250F.
1968: Maserati est racheté par Citroën.
1975: Un bel élan brisé par le choc pétrolier : Citroën dépose le bilan et est contraint de céder Maserati à Alejandro de Tomaso, un ancien pilote argentin. De Tomaso poursuit la politique d'extension de la gamme mais prépare dans le même temps la conversion de la marque vers des modèles plus abordables.
1981: Le lancement de la Maserati Biturbo concrétise cette évolution, qui ne va pas sans heurts : la médiocre fiabilité des premiers modèles pèsera sur la réputation de la marque.
1993: Fiat rachète Maserati.
1999: Fiat cède Maserati à Ferrari.

dimanche 26 juillet 2015

Alfa Romeo

1906: Alexandre Darracq s'associe à des investisseurs italiens pour fonder la Società Italiana Automobili Darracq, à Naples puis à Milan.
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1910: Les ventes se sont avérées insuffisantes. La société est placée en liquidation à la fin de l'année. Des investisseurs lombards reprennent la société, Ugo Stella participe à la transaction. À cette occasion la société change son nom pour A.L.F.A. (acronyme de "Anonima Lombarda Fabbrica Automobili"). Le nom choisi rappelle la première lettre de l'alphabet grec, voulant ainsi marquer le début d'une nouvelle aventure industrielle.
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Merosi le directeur technique, choisit le logo, il rappelle les liens de la marque A.L.F.A. avec la ville d'origine Milan : le blason blanc avec une croix rouge sont les armes de la ville de Milan. Le biscione (créature fantastique s’apparentant à un serpent) qui dévore un homme est quant à lui le symbole de la maison Visconti (qui régna sur le duché de Milan de 1277 à 1447). Autour des deux emblèmes sont présents les mots « ALFA » et « MILANO », séparés par deux nœuds en huit en l'honneur de la maison princière italienne.
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1915: L'entrepreneur napolitain Nicola Romeo prend la direction de l'A.L.F.A. et développe les fabrications à vocation militaire (munitions, moteurs d'avion...).
1919: La firme reprend la production automobile.
1920: La société change de nom pour devenir Alfa Romeo.
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Dans les années 20, la marque s'illustre en compétition, notamment avec l'aide d'un certain pilote nommé Enzo Ferrari.
1923: Ugo Sivocci, un des pilotes de course d'Alfa Roméo, pour chasser le mauvais sort, avait peint sur la calandre de sa voiture un carré blanc orné d'un trèfle à quatre feuilles. Il donna à Alfa Romeo sa première victoire internationale. Comme pour confirmer les dons miraculeux de la feuille de trèfle, quelques mois plus tard, survint le tragique accident dans lequel Sivocci perdit la vie. Le 8 septembre 1923, sur le circuit de Monza, lors des essais du Grand Prix de l'Europe, il se tue sur une voiture dépourvue de la feuille de trèfle. Cette coïncidence suscita une émotion considérable parmi les pilotes, les mécaniciens et les techniciens.
Dès 1924, les voitures de course d'Alfa Romeo ont été décorées avec un trèfle vert à quatre feuilles et, en mémoire de Sivocci, le carré blanc a été remplacé par un triangle, signifiant l'absence.
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1928: Nicola Romeo quitte l'entreprise, alors en très mauvaise santé.
1932: Alfa Romeo est sauvée par le gouvernement: Mussolini en fait un emblème de l'Italie nouvelle, et la production se recentre sur les voitures sportives et haut de gamme.
1950: Alfa Romeo remporte le premier championnat de Formule 1, en 1950 avec Giuseppe Farina, puis décroche à nouveau le titre l'année suivante avec Fangio.
Mais les difficultés économiques resurgissent à la fin des années 70, et Alfa Romeo s'associe même un temps à Nissan.
1975: Le logo se simplifie.
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1986: Fiat la rachète. Le géant italien met alors en place une politique de plateformes communes qui permet de réduire les coûts, tout en essayant de conserver le style Alfa Romeo.

vendredi 24 juillet 2015

Ceirano

1888: Giovanni Batisto Ceirano, fils d'un horloger de Cuneo, crée la fabrique de bicyclette Welleyes à Turin. Il semble que cette appellation lui aurait été suggérée par le propriétaire du bâtiment dans lequel l'atelier a été créé, Giovanni Lancia, un gros commerçant de produits alimentaires.
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1898: Giovanni Batisto et son frère Matteo créent la Ceirano GB & C. pour construire un véhicule automobile. Ils embauchent comme apprentis le jeune Vicenzo Lancia.

1899: Le succès est tel qu'ils ne peuvent produire le véhicule. Ils vendent la société et le brevet à des aristocrates et des financiers turinois regroupés dans la Société Anonyme Fabbrica Italiana Automobili Torino.

1901: Les frères Ceirano partent fonder une nouvelle société Fratelli Ceirano.
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1903: Matteo Ceirano quitte la société pour créer une nouvelle société Matteo Ceirano y C. vetture marca Itala.
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Giovanni Batisto transforme Fratelli Ceirano en Società Torinese Automobili Rapid (S.T.A.R.).
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1905: Giovanni Ceirano, neveu de Giovanni Batisto et de Matteo, crée la Fabbrica Junior Torinese d'Automobili.
Fondation à Turin de la Societa Anonima Aquila ltaliana par le marquis Giulio Pallavicino di Priola et l'ingénieur Giulio Cesare Cappa ; ce dernier, qui passe ensuite chez Fiat et Itala et conçoit des automobiles dotées pour l'époque de solutions d'avant-garde : moteur "monobloc", soupapes en tête et pistons en aluminium.
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1906: Giovanni Ceirano crée la Societa Ceirano Automobili Torino (SCAT).
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Matteo Ceirano s'associe avec Michele Ansaldi pour créer la Societa Piemontese Automobili Ansaldi-Ceirano (SPA).
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1907: Pallavicino se rend à Milan à bord de son automobile, pour rencontrer de nouveaux investisseurs, intéressés pour entrer au capital de la société. Il sera malheureusement victime d'un accident mortel sur un passage à niveau où la voiture sera happée par un train.

1908: La SPA fusionne avec la Fabbrica Ligure Automobili Genova (FLAG) et se renomme Societa Ligure Piemontese Automobili.

1912: Décès de Giovanni Batisto Ceirano.

1917: Giovanni Ceirano crée avec son fils Giovanni Ernesto Ceirano S.A. .
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Aquila est absorbée par S.P.A.

1920: La Societa Italiana Ferrotaie produit une voiture Aurea 400.
1921: La STAR est liquidée et absorbée par la SPA. 1922: La SIF se renomme Fabrica Anonima Torinese Automobili (FATA).
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1923: SCAT et Ceirano SA fusionnent en SCAT-Ceirano.
1926: FIAT absorbe SPA.
1929: FIAT absorbe SCAT-Ceirano. La marque ne produit plus que des véhicules industriels.
1932: Fin de l'utilisation de la marque SCAT-Ceirano.
1934: ITALA dépose le bilan. Giovanni et Giovanni Ernesto Ceirano achètent la FATA (marque Aurea) pour construire leurs camions.
1947: Fin de l'utilisation de la marque SPA.

samedi 11 juillet 2015

Hyundai

1947: Chung Ju-yung, fils de paysan, fonde Hyundai Engineering & Construction (Hyundai signifie "modernité" en coréen) dédiée à l'entretien automobile et à la construction lourde, qui restera le centre de son groupe.
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1953: Après la guerre de Corée, les Américains de Ford lui confient la réparation de leurs véhicules militaires et la construction des baraquements pour l'armée des États-Unis.

1967: Création de Hyundai Motors.

1968: Chung Ju-yung est le constructeur de l'autoroute qui relie Séoul à Pusan. Il se lance dans la construction navale, dans les barrages, les centrales nucléaires.

Le logo représente la lettre initiale de Hyundai dans une ellipse. La couleur bleue représente l'excellence, la suprématie et la fiabilité.
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Le H stylisé dans l'ellipse peut se comprendre comme un symbole de deux personnes (un client et la compagnie) qui se serrent la main. L'ellipse indique l'expansion globale de la société.
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1973: Hyundai produit la première voiture 100 % coréenne, la Hyundai Pony.

1992: La marque coréenne s'implante en France.

1998: Rachat de la marque Kia.

2008: Pour le modèle de luxe Genesis, Hyundai utilise un logo ailé qui a de fortes ressemblances avec celui de Bentley.
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2011: Autre modèle de luxe, Equus a aussi son propre logo: une paire d'aile stylisée qui peuvent faire penser à un oiseau ou à un ange mais surement pas à un cheval !
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2014: Hyundai Motor est le 4e constructeur automobile, avec 3,7 millions de véhicules vendus dans le monde. Premier constructeur coréen de voitures, Hyundai est devenu le premier employeur du pays avec 170 000 travailleurs, et deuxième derrière Samsung pour le chiffre d'affaires.

mardi 7 juillet 2015

Vauxhall

1857: Alexander Wilson crée sa société Alex Wilson and Company pour construire des pompes et des moteurs marins à Vauxhall, un quartier de Londres.
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1897: Devient Vauxhall Iron Works.
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1903: La société construit sa première automobile, une cinq-chevaux monocylindre modèle piloté utilisant une barre, avec deux vitesses avant et pas de marche arrière.
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1905: L'usine déménage à Luton dans le Bedfordshire à une cinquantaine de kilomètres de Londres.

1907: La partie automobile se nomme Vauxhall Motors. Une grande partie du succès de Vauxhall est attribuable à Laurence Pomeroy.
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1919: Pomeroy déménage aux États-Unis.

1920: La société prends comme emblème un griffon tenant un fanion. Ce griffon provient des armoiries de Foulques de Bréauté, un chevalier normand qui reçu le Manoir de Luton pour les services rendus au roi Jean au XIIIe siècle. Par mariage, il a également obtenu les droits sur une zone près de Londres, au sud de la Tamise . La maison qu'il y construit, Hall de Foulques (Falk's hall), est devenu connu dans le temps comme Vauxhall.
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1925: Vauxhall est rachetée par General Motors.

1930: Bedford Véhicles est créé pour fabriquer des véhicules commerciaux. L'usine se trouvant à Luton dans le Bedfordshire, les véhicule s'appelèrent Bedford. bedford3.jpg

1980: Les produits Vauxhall ont été en grande partie identiques à ceux de Opel , la filiale allemande de GM.

1983: Les couleurs blanche et rouge deviennent prégnants dans le logo.
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Bedford suit le changement.
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1986: Bedford se réorganise en joint venture avec Isuzu. Le résultat est IBC Vehicles (Isuzu Bedford Company Ltd).
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1989: Le logo de Vauxhall prends une forme ronde pour s'inscrire sur un disque.
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1998 GM rachete la part d'Isuzu dans IBC et renomme l'usine GMM Luton.

vendredi 3 juillet 2015

Opel

1858: Adam Opel, fils d'un ferronnier allemand de Rüsselsheim (ville près de Francfort, Hesse) a l'idée de fabriquer des machines à coudre, toute nouvelle invention du français Barthélemy Thimonnier.
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1886: La diversification intervient avec la fabrication de bicyclettes. Un modèle anglais de vélocipède est d'abord produit, suivi un an plus tard du premier modèle de sécurité avec un cadre surbaissé.
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1895: Adam Opel meurt des suites de la fièvre typhoïde. Sa femme et ses 5 fils poursuivent son entreprise.

1899: Le nouveau créneau devient l'automobile. Opel achète la licence de production et l'usine à Friedrich Lutzman, maître serrurier de la cour, et démarre la production d'automobiles avec la Opel Patent Motor Car, System Lutzmann.
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1901: Opel commence à produire des motocyclettes. Parallèlement, des améliorations sont apportées à la production d'automobiles : un contrat avec le pionnier de l'automobile française, Alexandre Darracq, scelle la première aventure internationale de la société.

1910: Ernest Louis, Grand Duc de Hesse, joue un rôle dans la conception de l’« Œil Opel » couronné de lauriers. C'est lui qui dessine l’emblème au cours d’une réunion avec le directeur d’Opel, Wilhelm von Opel.
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1914: Avec une production annuelle de 3 335 véhicules, Opel devient le numéro un de l'automobile allemande.

1918: La famille Opel est anoblie et devient von Opel. Les armoiries sont jaune et noires avec 3 roues blanches.
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1928: De nouvelles méthodes de production sont introduites qui permettent de passer la production à 42 771 voitures par an.

1929: Au cœur de la Grande Dépression, les frères Opel décident de céder 80 % de leurs actions à General Motors. Un an plus tard, GM acquiert les 20 % restants.

1931: Opel produit cent mille automobiles. Opel sponsorise une équipe de coureurs cyclistes professionnels et permettent l'organisation du Tour d'Allemagne. Le maillot est jaune marqué de l’œil Opel en noir.
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1937: Opel vends son département cycle à NSU. Changement total de logo. Le nouveau logo montre un dirigeable volant à travers un cercle. Ce dirigeable est le Zeppelin rigide ZR3, construit en Allemagne et donné aux États-Unis par le gouvernement allemand au titre des réparations de guerre de la Première Guerre mondiale.
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Pendant la guerre, la production est ralentie, et l'accent est mis sur la construction de camions, de tanks et de pièces d'avions. Mais les bombardements alliés endommagent fortement l'usine de Rüsselsheim, tandis que celle de Brandenbourg est démantelée par les Soviétiques.

1954: La firme repasse à nouveau la barre des 100 000 voitures par an
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1964: La symbolique du dirigeable s’essoufflant, le logo d'Opel est modifié en un éclair (blitz en allemand) traversant un cercle.
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1970: Les couleurs jaune-noir sont prédominantes dans le logo.
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1982: Une nouvelle usine ouvre à Saragosse en Espagne.

2002: Opel inaugure officiellement sa nouvelle usine de Rüsselsheim et rénove son image de marque. La charte graphique est modernisée. La marque met en avant un nouveau slogan : « Opel. Des idées fraîches pour de meilleures voitures ».
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2009: La maison mère d'Opel, General Motors est en grande difficulté financière. Elle annonce son intention de se séparer progressivement d'Opel en vendant entre 50 et 75 % de son capital, mais ne vends pas.
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2012: Un rapprochement entre Opel et Peugeot-Citroën échoue.

jeudi 2 juillet 2015

Les marques compagnons LaSalle et Viking

1923: Alfred Pritchard Sloan, président de General Motors met en place une structure de prix dans laquelle (du plus bas au plus haut prix), les marques Chevrolet, Oakland, Oldsmobile, Buick et Cadillac n'entrent pas en concurrence entre elles.

1925: Un comité spécial étudie la possibilité de combler les marchés existants entre les différentes divisions du groupe. Il existe ainsi un marché potentiel entre Chevrolet et Oakland et un autre entre Buick et Cadillac. La solution retenue pour attirer les clients est que les divisions fabriquent une gamme dérivée de leurs produits vendus moins chers.

1926: Oakland se voit adjoindre une marque compagnon, Pontiac.

1927: Lancement de LaSalle. Elle est destinée aux personnes qui recherchent une voiture de grande qualité, plus petite, plus maniable et moins chère qu’une Cadillac. La publicité met fortement l’accent sur la parenté avec Cadillac. Le choix de son nom n’a pas posé de problème. Celui de Cadillac ayant été choisi en hommage au français Antoine de Lamothe-Cadillac, le fondateur de Détroit en 1701, il semble logique que la nouvelle division adopte le nom d’un autre explorateur français : celui de René-Robert Cavelier de La Salle (1643-1687), qui prit possession de la Louisiane au nom du roi de France en 1682.
Le premier logo de la LaSalle a été un écu (Cadillac oblige) avec le nom
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1929 : Devant les premiers succès des nouvelles divisions, GM poursuit sa politique, Oldsmobile est secondé par Viking et Buick par Marquette. La structure est alors celle-ci:

  • Cadillac
  • LaSalle
  • Buick
  • Marquette
  • Viking
  • Oldsmobile
  • Oakland
  • Pontiac
  • Chevrolet

Viking est la seule qui soit plus chère que la marque d'origine. 4058 unités sont fabriquées.
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Le jeudi noir d’octobre 1929 aura raison de cette diversification.

1930: 2813 unités sont seulement vendues. La marque Viking disparaît.

1931: Disparition des marques Marquette et Oakland, cette dernière étant abandonnée au profit de la nouvelle Pontiac, aux résultats bien plus prometteurs que sa génitrice.

1933: C'est le creux de la crise économique ; 3381 LaSalle seulement sont fabriquées. Les stratèges du groupe décident d’arrêter la production de LaSalle à la fin de l’année. C’est sans compter sur le pouvoir de persuasion de Harley J. Earl, le chef de la section Art & Colour, qui a dessiné la carosserie de la voiture.
Les véritables armoiries de René Cavelier de La Salle: De sable au lévrier courant d’argent, surmonté d’une étoile à huit rais d’or, furent utilisées.
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1940: Les LaSalle 52 et Cadillac 62 sont identiques que ce soit à l’extérieur, à l’intérieur ou au niveau des performances. Pourtant, la LaSalle ne coûte que le prix d’une Buick. Cette politique n’a aucun sens pour la GM, la décision logique d'arrêter la marque LaSalle est prise.
Un logo plus simple avec les initiales LaS dans un cercle fut utilisé sur plusieurs voitures de la marque.
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mercredi 1 juillet 2015

Chevrolet

1911: Le fondateur de General Motors, William Crapo Durant, vient d'être évincé de son siège de président à la suite de problèmes financiers. Pour prendre sa revanche contre General Motors, il prépare deux attaques: en premier, il contacte Louis Chevrolet, célèbre pilote de course automobile d'origine suisse, pour réaliser une voiture de tourisme qui portera son nom. En deuxième, il poursuit son idée d'une voiture économique pouvant concurrencer la Ford T. Pour cela, il achète les actifs de la société en déficit Flint Wagon Works pour créer avec l'aide de William H. Little la Little Motor Car Company, chargée de construire la petite voiture économique.

Le 30 mai 1911, l’annonce était faite qu’une usine de la compagnie Durant-Chevrolet allait être construite. Quelque temps plus tard, en novembre 1911, le nom de la compagnie changea pour Chevrolet Motor Company of Michigan. La Chevrolet Classic Six 1911 fut le premier véhicule Chevrolet à être vendu, et elle coûtait 2 150 $, soit beaucoup plus que le modèle T de Ford à 850 $.
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1912: La Little Four, équipé d'un moteur Mason, sort des usines avec un prix de vente à 690 $.
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1913: L'entente entre Louis Chevrolet et William C. Durant n'est pas au beau fixe. William C. Durant profite de l’occasion d'un voyage en France de Louis Chevrolet pour fusionner Chevrolet avec Little. Dès son retour de France en décembre 1913, Louis Chevrolet quitta l’entreprise en laissant son nom et ses voitures. Louis Chevrolet parti, William C. Durant fusionne toutes ses autres firmes (Mason Motors et Republic Motors of Michigan) avec Little-Chevrolet.



Le logo de Chevrolet connu comme étant le « bowtie » (nœud papillon) apparait à cette date.
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Il y a plusieurs théories quant à son origine:
La théorie la plus populaire est que William C. Durant aurait visité un hôtel à Paris en 1908 et qu’il aurait vu une forme semblable au logo actuel sur du papier-peint. Il aurait alors déchiré une partie du papier-peint et l’aurait amené avec lui aux États-Unis, où il aurait dit à des amis que ça ferait une belle plaque pour mettre un nom de marque de voiture.
Une autre version, celle de la fille de William C. Durant, dit que Durant dessinait souvent des plaques pour ses voitures sur des bouts de papier pendant le souper. Ce serait entre la soupe et le poulet frit qu’il aurait dessiné le logo de Chevrolet.
Une autre version, cette fois-ci provenant de la femme de William C. Durant, dit que c’est lorsqu’ils étaient en vacances en Virginie que Durant aurait vu le logo dans un journal, et qu’il aurait dit à sa femme que ça ferait un bel emblème pour les voitures Chevrolet. Cependant sa femme ne se souvenait pas comment était utilisé le logo dans le journal.
Une autre version également très probable, ce serait que le logo soit en fait une sorte de croix suisse puisque l'un des fondateurs (Louis Chevrolet) est d'origine suisse.
Finalement, une entreprise qui vendait des briquettes de charbon avait fait une publicité en 1911 où son logo ressemblait étrangement à celui de Chevrolet, mais avec le mot Coalettes écrit dans le nœud papillon. Il est possible que William C. Durant ait copié ce logo.
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1915: La Chevrolet 490 (pour son prix, 490 dollars) concurrence la Ford T et multiplie ses ventes par neuf en deux ans, passant de 13 500 à 111 500 entre 1915 et 1917. Devenu un géant de l’automobile américaine, Chevrolet finance le gigantesque raid boursier sur General Motors.

1917: William C. Durant échange ses actions Chevrolet contre des actions General Motors et redevient le patron de GM.

1918: Chevrolet devient une division de GM, tout en conservant une grande autonomie.

1920: La crise économique minant l'action GM, William C. Durant est évincé définitivement de la présidence.

1950: 1,5 million de véhicules produits dans l'année font de Chevrolet le premier constructeur mondial. Chevrolet1950.png

1953: La marque se distingue en lançant la Corvette, un cabriolet (décliné plus tard en coupé) sportif « à l'européenne ».
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2004: La nouvelle Malibu est la première à porter la nouvelle version du badge en doré à liseré argenté. Ce logo sera utilisé sur tous les voitures et camions produits par Chevrolet
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2008: Suite à la faillite de GM lors de la crise économique, c'est principalement grâce aux divisions Chevrolet et GMC que la compagnie a pu survivre.

Source: http://home.earthlink.net/~scrippsbooth/chevbowtiehistory.html

jeudi 25 juin 2015

Oakland/Pontiac

1893: Edward M. Murphy ( ne pas confondre avec William H. Murphy un des créateurs de Cadillac) crée la Pontiac Buggy Company à Pontiac, comté d'Oakland, Michigan pour produire des chariots tirés par des chevaux.

1907: Devinant que les ventes d'automobiles surpasseront celles des voitures hippomobiles, Edward Murphy crée l'Oakland Motor Car Company en tant que filliale de sa Pontiac Buggy Company. Dessinée par Alanson P. Brush, un ancien ingénieur de Cadillac, la première Oakland dispose d'un moteur à deux cylindres de 20 ch qui tourne dans le sens antihoraire.
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Janvier 1909: Murphy vend la moitié de la Oakland Motor Car Company à William Durant et à sa General Motors.

Eté 1909: Murphy meurt de façon inattendue et quelques mois plus tard General Motors achète le reste de Oakland.

1916: Chevrolet ouvre la première usine d'assemblage de la côte Ouest de l'industrie automobile à Oakland, ville homonyme située en Californie. Oakland signifie littéralement "terre de chênes". L'existence de deux lieux portant le même nom, l'un dans le Michigan et l'autre en Californie, a brouillé l'image de la marque.

1920: Le logo change. Le nom est toujours présent, mais sur un écu aux couleurs patriotiques bleu, blanc et rouge.
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1926: La marque se voit adjoindre une marque compagnon, Pontiac, dans le cadre de la politique commerciale initiée par le président de la GM, Alfred P. Sloan. Le logo représente la tête de Pontiac, chef de guerre des indiens outaouais qui réussit à mobiliser toutes les tribus de la région des Grands Lacs contre les Britanniques en1763 et qui a donné son nom à la ville de Pontiac.
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La tête d'indien fut aussi décliné sous la forme de sculpture en bouchon de radiateur.
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1931: Contrairement aux attentes, le succès de la Pontiac est tel que ses ventes éclipsent totalement celle de sa maison mère Oakland. GM décide de supprimer la marque Oakland de son catalogue et de ne conserver que Pontiac. Le logo de Pontiac évolue et s'inscrit dans un écu.
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1956: Le logo devient une pointe de flèche rouge marquée d'une étoile blanche à 4 raies. Le logo est connu aussi sous le nom de "Dart" (flèche). pontiac.jpg

1967: Sortie du coupé sportif, la Firebird. Il s'opposa à la Ford Mustang dans le marché des "muscle cars". Il avait droit à son emblème particulier.
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2009: Disparition de la marque.

mardi 23 juin 2015

Cadillac

1890: Henry Martyn Leland s'associe avec Robert C. Faulconer et Charles H. Norton pour créer à Detroit (Michigan) une société de conception et de fabrication de machines spéciales (tours, rectifieuses, machines à riveter, à moudre le grain...): Leland, Faulconer & Norton . Leur emblème est une roue dentée.
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1894: Norton quitte la société. L'entreprise se renomme Leland & Faulconer (L&F).

1899: Deux fabricants de chariots, William H. Murphy et Lemuel W. Bowen décident de se lancer dans la construction automobile et fondent la Detroit Automobile Company. Une douzaine seulement de voitures voient le jour en deux ans.

1901: Murphy et Bowen décident d'améliorer leur voiture et recrutent pour cela le jeune Henry Ford; la société est alors réorganisée et devient la Henry Ford Company. Mais au bout de trois semaines, Henry Ford démissionne, ses vues de l'automobile ne correspondant pas avec celles de Murphy. Dans le même temps, Ransom E. Olds, patron de Oldsmobile, vient demander l'aide de Leland pour améliorer la boîte de vitesses de sa voiture Curved Dash. Leland lui propose d'améliorer aussi son moteur mais Olds refuse.

1902: Murphy et Bowen décident alors de liquider la société et demandent à Henry M. Leland de procéder à l'inventaire de l'usine. Mais Leland les persuade de continuer et il leur propose de procéder à un réoutillage complet de leur usine pour construire une nouvelle voiture équipée du moteur de sa société que l'ingénieur Alanson P. Brush est en train d'améliorer. Les associés se réunissent pour définir les statuts de la nouvelle société et pour en choisir le nouveau nom. Dans l'enthousiasme des commémorations du bicentenaire de la fondation de la ville de Détroit, ils choisissent de baptiser leur firme Cadillac Automobile Company, du nom du fondateur de la ville, le français Antoine de Lamothe-Cadillac (1658-1730).

1903: La production de la Cadillac démarre; l'usine Cadillac se contente d'assembler les voitures, la firme L&F fournissant les moteurs, les boîtes de vitesses et les directions. Le logo est simplement le nom écrit en cursive.
Logo: Replica of 1902 Cadillac

1905: Les firmes L&F et Cadillac fusionnent pour former la Cadillac Motor Car Company. Les constructeurs décident d'orner leur voiture avec les armoiries d'Antoine de Lamothe-Cadillac.
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1908: William Crapo Durant, le fondateur de la General Motors, souhaite également acquérir un constructeur pour le marché au-dessus de celui de Buick ; il achète Cadillac pour 5,4 millions de dollars. Durant demande alors aux Leland de continuer de diriger Cadillac «exactement comme si la marque leur appartenait toujours».

1917: Henry et Wilfred Leland démissionnent et partent fonder la Lincoln Motor Company.

1947: Dans toutes les petites modifications que subit le logo dans le temps, on peut noter l'ajout d'ailes, triangle ou V.
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1950: Cadillac parvient à dominer le marché des voitures de luxe de l'après guerre.

1953: Le logo change un peu au niveau de la couronne.
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1985: Fortement concurrencée sur son propre marché par les constructeurs de prestige allemands (Porsche) puis japonais, Cadillac traverse une passe difficile.

2000: Le logo évolue en simplifiant le blason: les merlettes et la couronne disparaissent.
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lundi 22 juin 2015

Oldsmobile

1897: Ransom Eli Olds fonde la Olds Motor Vehicle Company à Lansing au Michigan.
Le logo présente le nom sur un phylactère surmontant un cadre.
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1901: Cette entreprise devint la première marque aux États Unis en termes de ventes avec son modèle Oldsmobile Curved Dash (tableau de bord courbé) avec 19 000 exemplaires vendus.

1905: Suite à de nombreuses divergences avec son associé Samuel Smith et le fils de celui ci Frédérick, Olds alla fonder la REO Motor Car Company qui fut active de 1905 à 1975.

1908: Rachat par General Motors à cause de difficultés financières.

1919: Le logo se simplifie. Le nom seul est utilisé.
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1940: Ce qui démarqua Oldsmobile des autres constructeurs fut ses fameuses transmissions automatiques "Automatic Safety Transmission" et "Hydramatic" qui furent les premières a être proposées au public.

Le logo présente un globe terrestre.
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1948: Le logo sacrifie à la mode des armoiries (de même que Cadillac et Buick du même groupe).
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1949: La société innove avec son fameux moteur "Oldsmobile V8 Engine" également appelé "Rocket Engine" qui fut produit jusqu'au début des années 1990 avec quelques modifications.

1960: Le logo reprends la fusée qui devient l'emblème de la société.
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Durant les années 1970, Oldsmobile put remonter au troisième rang des producteurs en Amérique du Nord derrière Chevrolet et Ford, particulièrement avec son Oldsmobile Cutlass qui fut la voiture la plus vendue en 1976 en Amérique du Nord.

1981: Le design du logo s'épure. La fusée n'est plus qu'un ensemble de traits dans son cadre.
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1990: La compagnie commença à connaître des difficultés dans les ventes et cette chute s'accentua par la suite car GM n'arrivait plus à trouver des innovations technologiques qui avaient profité à la marque auparavant. Oldsmobile se contenta de fabriquer des modèles Chevrolet et Pontiac rebadgés et rebaptisés et continua malheureusement à perdre son image de marque.

1996: Le logo change de forme: il s'inscrit désormais dans un ovale. Deux pointes rappellent la fusée de son ancien emblème.
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2004: La situation est devenue irréversible au début des années 2000 et malgrès une tentative de rajeunissement de la marque (je sais le jeu de mot est trop facile), GM se concentra sur les divisions Buick et Pontiac. Le dernier modèle produit fut une Oldsmobile Alero. Ce fut la fin des activités d'Oldsmobile.

samedi 20 juin 2015

Buick

1899: David Dunbar Buick, écossais de naissance, crée à Detroit (Michigan) la Buick Auto-Van & Power Company pour produire des moteurs marins et agricoles.

1903: La compagnie se renomme Buick Motor Company, et déménage à Flint (Michigan). Le logo représente l'Oncle Sam tirant un chariot sur le monde
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1904: La compagnie en difficulté est reprise par James Whiting qui nomma William C. Durant à la tête de sa nouvelle acquisition. Buick est rapidement devenue le plus grand constructeur automobile américain. Le logo insiste simplement sur le nom et un motto: "The car of quality".
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1908: Profitant de cette situation, Durant regroupe Buick, Oldsmobile, Cadillac et Oakland (Pontiac), appelant sa nouvelle société General Motors.

1913: Le logo décline le nom sur un carré bleu liseré de blanc.
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1918: La collaboration avec la McLaughlin Carriage Company of Oshawa (Ontario-Canada) s'achève par la reprise par GM de ce constructeur. McLaughlin fabriquera les Chevrolet et Buick pour le marché canadien. Le logo était le nom sur un losange bleu liseré de blanc.
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Au départ, les différents constructeurs composant General Motors étaient en concurrence les uns avec les autres, mais Durant mit fin à cela. Il voulait que chaque division de General Motors cible un type de clientèle, et dans ce nouveau schéma, Buick était proche du sommet de la gamme, seule Cadillac était plus prestigieuse. Aujourd'hui encore, Buick garde cette position. Le client Buick idéal vit confortablement, mais n'est pas assez aisé pour s'offrir une Cadillac ou n'en recherche pas l'ostentation tout en voulant quand même un véhicule dépassant la norme.

1929 : Création et début de production pour la marque Marquette. L'objectif est de produire un modèle moins cher que Buick, un peu comme Cadillac a fait avec LaSalle. L'emblème de Marquette était un écu écartelé rouge et bleu à la fleur de lys.
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1930 : Malgré qu'une Marquette remporte la course Death Valley/Pikes Peak (1252km en 40h et 45mn), il est clair que la nouvelle marque est une erreur et un échec commercial. La production est stoppée après 35007 exemplaires tous millésimés 1930.

1937: Buick prends comme nouvel emblème le blason inspiré des armoiries d’une famille écossaise Buik (sans ‘c’) retrouvée dans l’ouvrage héraldique de Burke de 1851 (Burke’s peerage) que la compagnie se serait appropriée. Elles blasonnaient comme suit : De gueules à la bande échiquetée d’argent et d’azur accompagnée en chef d’une tête de ccerf arrachée et en pointe d’une croisette percée en rond, le tout d’or..
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1950 :. Buick est troisième constructeur américain avec plus d'un demi-million de voitures vendues dans l'année

1959: L'emblème de Buick est composée de trois écus, patriotiquement en rouge, blanc et bleu, alignés sur une diagonale, le tout inscrit dans un cercle. Il représente les trois modèles qui constituaient la gamme cette année-là (Electra, LeSabre et Invicta).
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1975: Création d'une gamme subcompacte dénommée Skyhawk. L'emblème de la société devient le faucon.
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1980: Retour du logo aux trois boucliers.
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2002: Le logo perds ses couleurs et passe gris acier
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