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dimanche 29 avril 2018

Vive les verts, Allez les bleus !

Cela fait longtemps que les hommes ont choisis de s'habiller de couleurs différentes pour se différencier lors de pratiques les rassemblant.

Le premier "maillot" que l'on connaisse est la tunique que portait les conducteurs de chars lors des courses se déroulant dans les cirques de Rome.

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Ces conducteurs de chars les "auriges" appartenaient à quatre "factions" traditionnelles dont les couleurs représentaient, à l'origine, les saisons (bleu "veneta" : hiver, vert "praesina" : printemps, rouge "russata" : été, blanc "albata" : automne). Domitien (81-96 ap JC) en ajouta deux : la pourpre "purpurea" et la dorée "aurata", mais elles n'existèrent pas longtemps.

Déjà la victoire ou la défaite de tel ou tel cocher appartenant à telle ou telle faction, prenait des proportions de triomphe national ou de catastrophe publique.

A partir du IIIe siècle, les Verts absorbèrent les Blancs et les Rouges fusionnèrent avec les Bleus. Les Verts et les Bleus gardèrent la prééminence et dès lors, toute la population romaine, de l'Empereur au dernier des esclaves, se passionna pour l'une ou l'autre et paria sur ses couleurs. Dans l'Empire on fut pour les Verts (prasinianus) ou pour les Bleus (venetianus) mais ces groupes de «fautores» (on dirait aujourd'hui supporters) avaient aussi une certaine coloration politique.

Chaque couleur avait été adoptée par une classe sociale : le peuple était pour les Verts, le Sénat et l'aristocratie s'identifiaient plutôt aux Bleus. On vit les empereurs les plus « démocratiques », comme Néron, Domitien ou Commode soutenir les Verts, alors qu'un empereur plus traditionaliste, Vitellius, n'hésitait pas à faire exécuter les Verts coupables d'avoir conspué des Bleus.
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A Byzance, les factions des Verts et des Bleus ne sont pas seulement des sociétés de courses, ce sont de véritables partis jouissant d'une organisation politique et militaire, regroupant la population de la ville dans des milices armées, par lesquelles elles pouvaient influer sur les affaires publiques. Le cirque devint ainsi le seul endroit où le peuple put encore faire entendre sa voix à l'empereur. Justinien allait en faire l'amère expérience lors de la "sédition Nika".

Son épouse, Théodora, n'avait cessé depuis son avènement de soutenir les Bleus contre les Verts. Les premiers, assurés de l'impunité, commettaient les pires excès contre leurs rivaux qui s'organisèrent et rendirent bientôt coup pour coup. Un véritable climat de guerre civile s'installa à Constantinople. Une étincelle allait mettre le feu aux poudres.

Le 11 janvier 532, un dimanche, des courses de chars avaient lieu à l'Hippodrome. Justinien et Théodora avec toute leur Cour, y assistaient. Les supporters des Verts se mirent à insulter l'empereur qu'ils accusèrent de laisser les Bleus impunis, puis, en masse, ils quittèrent les gradins (suprême injure) et se répandirent dans la ville.

Justinien fit exécuter quelques meneurs appartenant aux deux partis. La colère populaire ne s'apaisa pas. Le 13 janvier à nouveau, au cours d'une réunion à l'Hippodrome, les hommes des deux factions réunis cette fois contre l'empereur, exigèrent de lui des mesures de clémence ; ne les obtenant pas, ils se ruèrent dans les rues au cri de "Nika" (Victoire) et se mirent à incendier les palais et à massacrer soldats et fonctionnaires.

Le 14 janvier, affolé, Justinien céda ; mais il était trop tard, la révolte devenait une révolution. Le 15, la basilique de Sainte-Sophie, le Sénat, le Palais impérial brûlèrent et durant trois jours l'incendie fit rage. Le 18, la ville était en flammes ; le peuple se réunit à nouveau dans l'Hippodrome et couronna un autre empereur, Hypatios, d'une famille jadis détrônée par Justinien et favorable aux Verts. L'empereur voulait s'enfuir par la mer ; Théodora seule fit montre de courage et conseilla de tenter une ultime résistance.

La Cour soudoya les chefs du parti bleu pour les détacher des Verts. Avec leur aide, les soldats du général Bélisaire cernèrent l'Hippodrome où ils massacrèrent les insurgés qui y étaient rassemblés. Le soir de cette tuerie,selon les sources, entre 30 000 et 80 000 rebelles jonchaient le sol sanglant du cirque. Quelques jours plus tard Justinien faisait exécuter le malheureux Hypatios.

Les courses de chars durèrent jusqu'à la prise de Constantinople par les Croisés en 1204.

http://remacle.org/bloodwolf/liege1/rcdj/Rcdj00.htm
http://antique.mrugala.net/Rome/Course%20de%20chars/Course%20de%20char.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Course_de_chars

mercredi 30 décembre 2015

Bénin

Le Bénin est un pays d'Afrique de l'ouest long de 670 km en partant de l'océan Atlantique en direction du nord. Sa largeur au niveau de la côte est de 125 km.
Sa capitale est Porto-Novo.
Son drapeau est constitué d'une laize verticale verte et de deux laizes horizontales jaune et rouge.
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Le pays regroupe une partie sud de forets et une partie nord de savanes.
Le climat est tropical et chaud, humide dans le sud et semi-aride dans le nord.
La population est composée de 39% de fons, 15% d'adjas, 12% de yorubas. Il y a une quinzaine de groupes ethniques.
La langue officielle est le français.
Les religions sont 27% de catholiques, 24% de musulmans, 17% de vaudous et 10% de protestants.
La population est de 10 millions d'habitants.
43% de la population a moins de 15 ans.
La villes principale est Cotonou (700 000 h).
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Histoire:
1415: Les Portugais débutent la recherche d'une voie maritime entre l'Europe et l'Inde pour l'approvisionnement en épices.
Ils cabotent le long des côtes africaines en une série d'expéditions. Ces expéditions créent des comptoirs dans les territoires visités.
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1472: Les Portugais arrivent à Lagos (actuel Nigéria).
Le royaume dominant de la région est celui du Bénin.
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Les Portugais donnent le nom de baie du Bénin à l'endroit.
1580: Les Portugais créent le port de Ouidah sur la côte entre les embouchures du Mono et de l'Ouémé.

Auparavant des populations d'origine Yorouba quittèrent Kétou pour s'établir à Tado, près du fleuve Mono.
Trois groupes s'y forment : Les Ewés qui se dirigent vers l'ouest (actuel Togo) et les Fons qui s'installent à l'est. Ceux qui restèrent à Tado se nomment les Ajas.
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1600: La ville d'Allada est fondée.
1625: Des guerres de succession conduisent à la formation de deux autres royaumes : Abomey et Hogbonou (Adjatché en yoruba, Porto Novo en portugais).
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1685: Akaba, considéré comme 4e roi dans les chronologies modernes, obtient la permission des chefs Gedevi, les souverains locaux, de s'installer sur le plateau d'Abomey. Akaba demande des terrains additionnels à un chef important nommé Dan (ou Dã), qui lui répond de façon sarcastique « Veux-tu t'établir jusque dans mon ventre ? ». Insulté, Akaba tue Dan et débute la construction de son palais à cet endroit. Le nom du royaume dériverait de cet incident : Dan, « chef », xo, « ventre », et mê, « à l'intérieur ».
1727: Agadja, fils d'Akaba, conquiert Allada et Ouidah. Ayant désormais un accès à la mer, il développe le commerce avec les Européens sans les intermédiaires de la côte.
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La côte prends le nom de Côte des Esclaves, comme il existe une Côte de l'Or et une Côte d'Ivoire.
Le royaume de Dahomey devient une puissance majeure dans la traite des esclaves, ceux-ci étant fournis grâce à des raids dans les régions voisines.
1848: La France abolit l'esclavage dans toutes ses colonies
1860: Fin du commerce des esclaves au Dahomey.
1863: Le roi de Porto-Novo demande la protection de la France
1868: Glèlè cède Cotonou à la France.
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1885: La Conférence de Berlin permet aux pays européens de poser les règles de partage de l'Afrique: Toute puissance européenne installée sur la côte peut étendre sa domination vers l'intérieur jusqu'à rencontrer une « sphère d'influence » voisine.
1886: Les possessions françaises (Ouidah, Grand-Popo, Porto-Novo et Cotonou) prennent le nom d'Etablissements français du golfe de Bénin, rattachés à la colonie du Sénégal.
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1890: Béhanzin attaque les Français.
1894: Béhanzin est déporté à la Martinique. Création de la Colonie du Dahomey et dépendances.
1897: Signature d'un accord germano-français sur la frontière entre Togo et Dahomey.
1899: Le Soudan français donne 11 de ses provinces du sud à la Guinée française, la Côte d'Ivoire et au Dahomey.
1904: Intégration dans l'Afrique-Occidentale française.
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1960: Indépendance de la République du Dahomey. Le drapeau prends les couleurs rouge, jaune et vert de l'Ethiopie, seul état africain indépendant.
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1975: Mathieu Kérékou renomme le pays République Populaire du Bénin. Le drapeau choisi est un drapeau vert plain avec une étoile rouge en canton.
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1990: Après la chute du mur de Berlin, la république du Bénin revient à l'ancien drapeau. Kérékou cède son poste à Nicéphore Soglo.