Emblèmes, le blog

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mercredi 26 juillet 2017

Le Blanc avec le Noir (1): le drapeau corse

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Plusieurs versions s'affrontent sur " le pourquoi" de la tête de maure comme emblème de la Corse.

La légende la plus connue voudrait qu'à l'époque des raids Sarrasins, les braves guerriers Corses auraient eu l'habitude de tuer leurs ennemis et de les décapiter ensuite pour empaler leurs têtes sur des piques afin de les présenter aux nouveaux envahisseurs pour les décourager. Un Corse s'étant emparé de la tête d'un chef sarrasin qu'il reconnut au bandeau blanc qui entourait son front, pour la conserver, l'enveloppa dans un linge blanc. Comme il ne pouvait la garder indéfiniment, il songea à la dessiner sur une toile blanche.

Une autre belle histoire parle d'un jeune Corse d'Aléria dont la fiancée avait été enlevée par des corsaires et vendue au roi d'Aragon. Ce jeune, la rage au cœur aurait délivré sa fiancée et tué le lieutenant de ce roi venu le poursuivre en Corse. Il exhiba la tête de ce lieutenant dans toute l'île.

La vérité est plus compliquée: en fait la tête de Maure vient d'Espagne et plus précisément d'Aragon.

La tête de Maure apparaît pour la première fois en 1281, sur un sceau du roi Pierre III dit le Grand. Elle est quadruple et entoure une croix. Cet emblème est censé évoquer la bataille d'Alcoras gagnée en 1096 par le roi d'Aragon Pierre I. Lors de cette bataille, il aurait vaincu quatre rois maures.

Les successeurs de Pierre III continuèrent à se servir de cet emblème pendant un bon siècle, et ce n'est qu'en 1387 que le roi Jean Ier revient au sceau à quatre pals de ses ancêtres qu'il employa seul et que conservèrent ses successeurs tant que dura le royaume d'Aragon.

En 1297, les rois d'Aragon reçurent du pape Boniface VIII l'investiture des royaumes de Sardaigne et de Corse.

S'ils occupèrent militairement la Sardaigne, par contre ils délaissèrent la Corse, en se contentant d'une suzeraineté théorique manifeste surtout sur les armoriaux et cartes. Le pouvoir réel appartenait à Gênes.

Sur le folio 62 de l'armorial de Geldre (ci-dessous), on peut voir:

le blason d'or à 4 pals de gueules surmonté du cimier de Pierre IV avec un dragon d'or,

les bannières d'Aragon (la croix d’Iñigo Arista), Sardaigne (l'emblème actuel de cette île), Majorque (de gueules à 4 pals d'or) et Corse,

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Cet armorial a été réalisé entre 1370 et 1395, ce qui prouve que la Corse était déjà symbolisée par une tête de maure avec un bandeau blanc à cette époque mais sur fond d'or.

Les bandes de mercenaires de la Renaissance italienne composées de Sardes et de Corses ont porté une bannière à la tête de maure.

L'illustration la plus remarquable se trouve sur un tableau de Piero Della Francesca à l'église de Saint François à Arezzo, daté d'avant 1466.

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Par contre, il n'existe pas de trace d'une utilisation de cet emblème à l'intérieur de la Corse.

Les atlas du XVI au XVIIIe siècle portèrent une carte de la Corse avec la tête de Maure.

Voici en exemple, celui de l'allemand Seutter publié en 1731.

seutter.gif

L'ile était toujours sous la domination de Gènes. Mais cette domination était de plus en plus mal acceptée par la population. Des troubles survinrent. C'est alors que le 12 mars 1736 débarqua à Aleria un aventurier allemand, Théodore de Neuhoff qui arriva à se faire proclamer roi de la Corse.

Il brandissait en débarquant un drapeau à tête de Maure, portant un bandeau sur les yeux.

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Son règne ne dura que 6 mois. Il fut contraint de repartir et mourut pauvre à Londres.

C'est avec Pascal Paoli que le drapeau à tête de Maure est devenu l'emblème officiel de la nation corse.

Au début de son " Généralat " Paoli ne songea pas à innover en cette matière. Il garda l'emblème choisi, en janvier 1735, par les chefs insurgés dont son père, à la "Consulta" de Corte. L'étendard portait l'image de la Vierge Marie.

Dans une lettre du 23 juin 1760 à Rivarola, qui fait suite à différentes consultations, il précise ses intentions au sujet du drapeau corse. Il propose de mettre au revers l'image de Ste Dévote à la place de la Vierge. A l'envers, il reprend la tête de Maure telle qu'elle est représentée sur les cartes de l'époque. Les Géants Marins qui figurent sur l'emblème sont remplacés par des faisceaux d'osier, symbole de la liberté.
A la Consulta de Vescovato, le 24 mai 1761, il fut décidé de frapper des monnaies aux armes du Royaume. Ces monnaies portent les armes de la Corse dans leur version définitive : un cartouche enferme une tête de Maure tournée vers la gauche avec un bandeau sur le front, noué derrière la nuque et un collier à deux ou trois grains.

bandierapaxcalpaoli.jpg

Paoli a décidé de relever le bandeau qui était placé sur les yeux dans les armes de Théodore. Un mot de lui, cité par l'un de ses biographes, nous donne la raison de cette déclaration : " Les Corses veulent y voir clair. La liberté doit marcher au flambeau de la philosophie. Ne dirait-on pas que nous craignons la lumière ? "

Selon une autre source, c'est en 1745 que le général des armées corses Ghjuvan Petru Gaffori en se lançant à l'assaut de la citadelle génoise de Bastia, décida de relever ce bandeau et de le positionner sur le front.

Des documents aux archives de la ville de Gênes prouvent qu'en 1731 existaient déjà des drapeaux à tête de maure avec bandeau sur le front.

Il est cependant certain que c'est Pascal Paoli qui a officialisé la tête de Maure comme l'emblème principal de la Corse.

Au cours des XIX et XX emes siècles, le dessin s'est simplifié pour ne garder que la tête noire et son bandeau blanc sur le fond blanc.


En matière d'emblème, la simplicité est toujours gagnante.

mercredi 19 juillet 2017

Rouge en 21 langues

Logographie:

Chine (1) 红 hóng
Japon (9) 赤 aka
Corée (20) 빨강 ppalgan

Alphabétique:

Espagnol (2) rojo
Portugais (7) vermelho
Français (10) rouge
Italien ( 21 ) rosso
Anglais (3) red
Allemand (13) rot
Russe (8 ) красный krasnyï
Turc (17) kırmızı alaş kızıl
Vietnamien (14) đỏ djo
Javanais (12) Abang

abjad

Arabe (4) أَحْمَر aḥmar
Ourdu (20) سرخ surkh

abujida

Bengali (5) লাল lala
Hindi (6) लाल lāl
Landa/Pendjabi (11) ਲਾਲ lala
Marathi (19) लाल lala
Telegou (15) ఎరుపు erupu
Tamoul (18) சிகப்பு civappu

Les Romains appelaient le rouge ruber. On trouve cette racine dans rubicond: très rouge de peau, principalement concernant le visage, rubéole mais aussi rubrique: titre (écrit en lettres rouges) dans les livres de droit.

Les personnes aux cheveux roux sont dit russus. Russus est l'origine de l'italien rosso, le français rouge et l'espagnol rojo.

Les Espagnols utilisent un sinonyme à rojo: colorado.
Le rouge est la troisième couleur ayant surgi du langage humain après blanc et noir. Ces deux termes qualifiant l'aspect lumineux ou sombre des objets, rouge en qualifie l'aspect coloré.

Les Portugais disent vermelho qui dérive du latin vermiculus, petit vers, désignant la cochenille kermes vermilio parasite du chêne kermès, servant à obtenir une teinture rouge. C'est la même origine que les mots français vermeil et vermillon.

Les Anglais disent red, les Allemands rot.

Les Russes disent krásný ce qui veut dire aussi beau.

Les Tchèques disent červený de l'ancien slave črĭvenŭ: chenilles d'insectes servant à produire la couleur rouge. Les mois de juin et de juillet s'appelent červen et červenec, mois quand les fruits rougissent et mûrissent.

Les Turcs disent kırmızı de kermes, l'insecte.

Les Hébreux utilisent le mot אדום Adom qui est synonyme d'Adam, être humain et qui a la même racine que terre.

Les Grecs avaient plusieurs mots pour désigner la couleur rouge. Dans les Evangiles (texte grec) on trouve les couleurs porphyros (rouge de la couleur de la pierre de porphyre) et kokkinos (rouge écarlate), de kokkos, la cochenille et la teinture écarlate qui en est tirée. Il y a aussi le mot ancien ἐρυθρός Erythros qui a donné Érythrée, le pays rouge (situé au sud selon le code géo-chromatique utilisé depuis la plus haute Antiquité).

Ce code identifie le sud au rouge à cause de la chaleur qui s'associe aux 2 termes. La mer Rouge (turc Kızıldeniz) est au sud de l'Anatolie, comme la mer Noire est au nord.

Le fleuve Rouge (红河, hóng hé) naît en Chine et traverse au sud le Viet-Nam pour aboutir dans la mer de Chine méridionale

La Mosquée rouge ou Mosquée Lal Masjid (ourdou : لال مسجد), est une mosquée sunnite située au Pakistan à Islamabad dans le quartier G6. En 2007, l’assaut de la Mosquée rouge par l'armée pakistanaise contre un groupe d'insurgés islamistes proches d'Al-Qaïda fit une centaine de morts et ses conséquences ont profondément touchées le Pakistan.

Le Fort rouge, aussi appelé le Palais-fort de Shahjahanabad ou Lal Qil'ah, est une forteresse d'architecture moghole de Delhi, Inde. Il est inscrit depuis 2007 sur la liste du patrimoine mondial. Le fort est aussi le lieu depuis lequel le premier ministre d'Inde s'adresse à la nation chaque 15 août (l'Inde a acquis son indépendance le 15 août 1947), il est le symbole de l'indépendance de l'Inde.

Au Japon, aka s’écrit avec le kanji 赤 que l’on peut décomposer en deux parties, 大 (grand) et 火 (le feu). C’est donc la couleur d’un gros feu qui brûle qui est orangée/rouge. La prononciation aka partage la même étymologie que akiraka (明らか) signifiant « clairement/explicite ». C’est pourquoi on retrouve beaucoup d’expressions japonaises ou 赤 porte le sens de « clairement/complètement ».

vendredi 14 juillet 2017

Les couleurs des points cardinaux (1): Le système Turc

Wikipédia, rien de mieux, rien de pire.

En recherchant l'origine du nom du Biélorussie, je suis tombé à la page https://fr.wikipedia.org/wiki/Russie_blanche sur cette information:

Toutes ces appellations pourraient avoir une origine turco-mongole, les Turcs associant les points cardinaux à des couleurs avec différentes variantes :
Kara, le « noir » (ou l'airelle) désigne le nord,
Ak, le « blanc » désigne le sud,
kızıl, le « rouge » désigne l’ouest,
Yeşil, le « vert » ou Sari, le « jaune » désignent l’est.

avec la référence:
↑ Rüdiger Schmitt, Considerations on the Name of the Black Sea, in : Hellas und der griechische Osten (Saarbrücken 1996), pp. 219–224

J'ai donc été voir la page wikipédia de la mer noire: https://fr.wikipedia.org/wiki/Mer_Noire , la même information et la même référence avec un nota de plus:

Le Pont-Euxin étant situé au nord de la Turquie, aurait donc été désigné en turc : Karadeniz, « mer Noire », sombre, alors que la Méditerranée, au sud, a été appelée mer Blanche, claire (Akdeniz) (qui ne doit pas être confondue avec la mer Blanche des Russes). Les savants turcs eux-mêmes sont divisés sur le sujet, car chez les anciens turcophones de la steppe, le nord était désigné par Ak (blanc comme la neige) et le sud par kızıl (rouge comme la chaleur). La logique désignant le nord (obscur) par le noir, le sud (la clarté) par le blanc et l'ouest (soleil couchant) par le rouge, ne serait apparue que tardivement, en Asie mineure.

Nouvelle recherche sur la couleur des points cardinaux. Sur la page italienne de Wikipedia https://it.wikipedia.org/wiki/Punto_cardinale, voici une 3e version:

Secondo la tradizione turca ci sono quattro divinità o signori (Khan), legati ai quattro punti cardinali: il Khan nero o Qara Khan a nord, il Khan rosso o Qïzïl Khan a sud, il Khan bianco o Aq Khan a ovest e il Khan blu o Kök Khan a est.

Sur la page anglaise du même thème, https://en.wikipedia.org/wiki/Cardinal_direction, 4e version: dans un tableau présentant 6 civilisations de l'Eurasie du Nord-Est

cardinal_direction_wiki_en.jpg

Les références sont

13 "Colors of the Four Directions". Retrieved 2010-05-16. https://sites.google.com/site/colorsofthefourdirections/

Conclusion

cardinal_direction_wiki_systeme_turc.jpg

Pour une même question,

Quelle est la couleur associée à un point cardinal par les Turcs ?

on trouve 4 réponses, chacune justifiée par une page Wikipédia.

Méfi !

mercredi 12 juillet 2017

Le Blanc et le Noir (7): Blancs contre Noirs

Au XVIIe siècle, le travail de mise en ordre et de classification de la nature aboutit aux premières taxinomies qui, organisant de manière logique les organismes vivants pour la commodité des chercheurs. Elles vont s'accompagner presque indépendamment de classifications des êtres humains servant cette fois-ci des intérêts davantage géopolitiques que scientifiques.

En 1684 dans La Revue des Savants, le médecin et philosophe François Bernier, se propose à cette occasion de rompre avec la logique géographique qui prévalait jusqu’alors dans l’appréhension des groupes humains. Il avance l’idée que les hommes puissent être classés selon leurs caractéristiques physiques, en distinguant « quatre ou cinq races humaines ». auquel il donne des noms de couleurs.
Le naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), posant les bases de la systématique moderne, distingue en 1758, quatre races différenciées au sommet de l’ordre des « anthropomorpha » (les futurs primates) : Européens, Américains (nous dirions aujourd'hui Amérindiens), Asiatiques et Africains. Ces 4 races sont associées à la couleur de leur peau blanc, rouge, jaune et noir.
Races_and_skulls.png

Ces travaux vont faire apparaître un certain nombre d'excès dans l'interaction entre races tels l'apartheid et le racisme anti-blanc.

L’apartheid (mot afrikaans partiellement dérivé du français, signifiant « séparation, mise à part ») était une politique dite de « développement séparé » affectant des populations selon des critères raciaux ou ethniques dans des zones géographiques déterminées. Il fut conceptualisé et introduit à partir de 1948 en Afrique du Sud par le Parti national, et aboli le 30 juin 1991.
La politique d'apartheid se voulait l'aboutissement institutionnel d'une politique et d'une pratique jusque-là empirique de ségrégation raciale (Pass-laws, baasskap et colour bar), élaborée en Afrique du Sud depuis la fondation par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales de la colonie du Cap en 1652. Avec l'apartheid, le rattachement territorial (puis la nationalité) et le statut social dépendaient du statut racial de l'individu.

APARTHEID INDICATION

La politique d'apartheid fut le « résultat de l'anxiété historique des Afrikaners obsédés par leur peur d'être engloutis par la masse des peuples noirs environnants ».
Les lois rigides qui en résultèrent, « dictées par une minorité blanche dynamique obsédée par sa survie » en tant que nation distincte, furent ainsi le résultat d'une confrontation, sur une même aire géographique, d'une société sur-développée, intégrée au premier monde avec une société de subsistance, encore dans le tiers monde, manifestant le refus de l'intégration des premiers avec les seconds.

Comme les autres formes de racismes, le racisme anti-blanc peut se manifester au travers d'injures, de diffamation, de harcèlements, d'agressions (y compris de meurtres et de viols) ou de discriminations.
Aux États-Unis, il a notamment été exprimé par des groupes nationalistes noirs. Au Zimbabwe, le président Robert Mugabe a mis en place une politique raciste visant à exproprier et chasser les Blancs. En Afrique du Sud, un chant incitant à tuer des fermiers blancs a été condamné par la justice, alors que des fermiers sont régulièrement assassinés dans ce pays.
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lundi 10 juillet 2017

Le Blanc et le Noir (6): Turcs blancs contre turcs noirs

Avant d'être les habitants de l'Anatolie, les Turcs étaient des nomades qui vivaient dans les steppes du centre de l'Asie.
Dans ces peuples qui nomadisent, la référence au blanc et au noir est importante.
On rencontre:
- des Kara-Kirghizes (Kirghizes noirs) qui peuplent le Kirghizstan actuel
- des Shvetahuna (Huns blancs) du sanskrit śveta, blanc et hūna, hun, un peuple nomade, nommé Hephthalites par les Grecs, qui envahit le nord de l'Inde en 515
- des Huns noirs dont Attila devient le chef en 443 avant de les jeter à l’assaut de l'Empire Romain d'Occident
- des Ak Koyunlu (Moutons blancs) une fédération tribale d'origine turcomane qui a régné sur ce qui est aujourd'hui l'est de l'Anatolie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan, le nord de l'Irak et l'ouest de l'Iran de 1378 à 1508.
- des Kara Koyunlu (Moutons noirs) une autre fédération tribale turcomane qui a vécu dans les mêmes régions de 1375 à 1468.
hunlar_hangi__lkeye_aitler.jpg Les références au blanc et au noir sont donc fréquentes dans ce milieu.

Toutes ces appellations pourraient avoir une origine géographique, les Turcs associant les points cardinaux à des couleurs:
Kara, le « noir » désigne le nord,
Ak, le « blanc » désigne le sud,
Kızıl, le « rouge » désigne l’ouest,
Yeşil, le « vert » ou Sari, le « jaune » désignent l’est.
Les savants turcs eux-mêmes sont divisés sur le sujet, car chez les anciens turcophones de la steppe, le nord était désigné par ak (blanc comme la neige) et le sud par kızıl (rouge comme la chaleur).
La logique désignant le nord (obscur) par le noir, le sud (la clarté) par le blanc et l'ouest (soleil couchant) par le rouge, ne serait apparue que tardivement, en Asie mineure.

C'est cette logique qui a donné son nom à la Mer Noire. Le Pont-Euxin (tel que l'appelait les Grecs) étant situé au nord de la Turquie, a été nommé en turc: Karadeniz, « mer Noire », sombre, alors que la Méditerranée, au sud, a été appelée mer Blanche, claire (Akdeniz) (qui ne doit pas être confondue avec la mer Blanche des Russes).
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On pourrait donc avoir des Huns du Nord, des Huns du Sud...
Mais on a une autre explication qui préfère une "lutte des classes" comme explication: "Partant d'une ancienne organisation tribale Turque en des "blancs" qui représentent la classe gouvernante (huns blancs"akhunlar",mouton blanc"aq qoyunlu")et les "noirs"représentant le reste du peuple (huns noirs"karahunlar",mouton noir"qara qoyunlu")". http://www.algerie-dz.com/forums/archive/index.php/t-123345.html

C'est cette explication qui est donnée pour le phénomène plus récent de Turcs blancs et de Turcs noirs qui scinde la société turque actuelle.
Ici, on parle de siyah Türkler, beyaz Türkler, les Turcs d'aujourd'hui préférant utiliser les mots d'origine perse beyaz et siyah pour blanc et noir plutôt que les mots de racine turque ak et kara.
"Qui croire? Dans les faits, les Turcs sont profondément divisés. D'un côté, les Turcs blancs, l'ancienne élite politique européanisée, profondément attachée à la laïcité à la française, établie par Atatürk et défendue par l'armée qui, en son nom, a commis quatre coups d'État. De l'autre, les Turcs noirs, issus des milieux ruraux mais de plus en plus urbanisés, qui remettent en cause le modèle laïque, qu'ils jugent discriminatoire à l'égard des musulmans pratiquants." nous dit le journaliste qui enquête sur Erdogan http://www.lapresse.ca/international/europe/201106/10/01-4407873-turquie-erdogan-ange-des-turcs-noirs-demon-des-turcs-blancs.php
beyazturk1.jpg Autre page à lire, en anglais car elle n'a pas de version française: https://en.wikipedia.org/wiki/White_Turks_and_Black_Turks

dimanche 9 juillet 2017

Le Blanc et le Noir (5): Guelfes blancs contre Guelfes noirs

Les guelfes et les gibelins sont deux factions médiévales qui s'opposèrent militairement, politiquement et culturellement dans l'Italie des Duecento et Trecento.
À l'origine, elles soutenaient respectivement deux dynasties qui se disputaient le trône du Saint-Empire : le parti Guelfe appuyait les prétentions de la dynastie des « Welf » et de la papauté, puis de la maison d'Anjou, le parti Gibelin, celles des Hohenstaufen, et au-delà celles du Saint-Empire.

En 1289, les Guelfes de Florence battent les Gibelins et les expulsent de la ville.

La paix ne va pas durer. Les familles guelfes des Cerchi et des Donati vont se disputer le pouvoir.

L'incident précurseur eut lieu dans la ville voisine et vassale de Pistoia.
En 1294, la famille Cancelleri, du parti guelfe, se déchire: les enfants d'un premier lit aux cheveux blancs contre ceux d'un deuxième lit aux cheveux noirs.
En 1296, les fauteurs de troubles sont exilés à Florence.
Simeone da Pantano, chef de la faction noire est un ami de Corso Donati.
Schiatta Amati, le chef des blancs s'allie aux Cerchi.

Le 1er mai 1300, une échauffourée entre les plus jeunes membres des deux familles a lieu sur la Piazza Santa Trinita à Florence: Ricoverino de Cerchi coupe le nez d'un partisan des noirs.

Les Guelfes noirs, très proches de Boniface VIII, vont prévaloir sur les blancs, incapables de se défendre convenablement, et Charles de Valois, venu de France en appui du pape, investira Florence sans rencontrer aucune résistance.

Dès janvier 1302, on commence à exiler les blancs (à Ravenne notamment), dont Dante Alighieri, ainsi que le père de Pétrarque (Pétrarque, l'écrivain, naquit pendant cet exil).



guelfi.jpg

Les Guelfes noirs se partagèrent ensuite entre tosinghi et donateschi, partisans de Rosso della Tosa et de Corso Donati.

Corso Donati, surnommé " il grande barone" fut assassiné en 1308.
Corso_Donati.jpg

Les villages de Corsini Neri et de Corsini Bianchi, près de Pistoia, existent toujours et vivent depuis le 14e siècle en rivalité.

vendredi 7 juillet 2017

Le Blanc et le Noir (4): Cisterciens contre Bénédictins

L’ordre de Cluny est un très grand ordre bénédictin. Il a été créé par Guillaume Ier, duc d'Aquitaine et comte de Mâcon, par un acte rédigé à Bourges le 11 septembre 909 (ou 910) donnant le domaine de Cluny « aux apôtres Pierre et Paul », à savoir l'Église romaine, pour y fonder un monastère de douze moines.
Ces moines portaient une robe noire par humilité tel que faisait Saint Benoit. Pour lui, la couleur est un artifice inutile.
Quand on dit noir, il faut entendre sombre. Les teintures noires de prix n'étaient pas utilisées. C'était un ensemble bleu foncé, violet sombre, gris qui étaient utilisées.
Saint_Benoit.jpg

En réaction avec le luxe de Cluny, une branche réformée des bénédictins fonde l'abbaye de Cîteaux (Robert de Molesme en 1098).
Ils veulent retrouver les principes essentiels de St Benoit. Leurs habits sont en laine non teinte, donc blanc.
Moines_cisterciens_faisant_la_moisson.jpg

Aux moines «noirs», c'est-à-dire aux moines de Cluny, (...) on reprochait, dit-il, les abus de leurs grands abbés. Aux moines «blancs», c'est-à-dire aux Bénédictins de Cîteaux, (...) on reproche leur dureté de coeur (Faral,Vie temps st Louis,1942, p.43)

En 1124, une violente controverse va opposer Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, à Bernard, abbé de Clairvaux, filiale de Citaux. Il reproche à celui ci l'excès d’orgueil que représente le choix du blanc, couleur de la fête, la gloire, la résurrection.
Le futur saint Bernard lui répond que le noir est la couleur du diable et de l'enfer, alors que le blanc est la couleur de la pureté, l'innocence et de toutes les vertus. La querelle durera jusqu'en 1146, avec de nombreuses lettres échangées sur ce que doit être la véritable vie monastique.

jeudi 6 juillet 2017

Le Blanc et le Noir (3): Bien contre Mal

Le manichéisme est, dans son acception contemporaine, au sens figuré et littéraire, une attitude consistant à simplifier les rapports du monde, ramenés à une simple opposition du bien et du mal.
Le sens original du terme renvoie quant à lui à la religion antique du manichéisme, religion du prophète Manès.
Le prophète décrit la lutte entre le royaume de la Lumière (Ahura-Mazda) et celui des Ténèbres (Ahriman).

Pour le prêtre et sociologue Jacques Grand’Maison, « l'esprit manichéen transforme toute distinction en opposition et ramène systématiquement la complexité du réel à deux termes qui s'excluent », en recourant à des stéréotypes. « Il a envahi la religion et la culture, la morale et la politique, les idéologies et les sciences », démentant les qualités de pluralisme et de tolérance revendiquées par les sociétés modernes.

Quand il y a combat, c'est souvent entre un camp blanc et un camp noir.

Par exemple le jeu d'échecs
echecs.jpg ou le combat de Luke Skywalker (en blanc) contre Dark Vador, le champion du côté obscur de la force (en noir), version moderne du combat anges contre démons.
starwars.jpg

mercredi 5 juillet 2017

Le Blanc et le Noir (2): Yang contre Yin

Dans la philosophie chinoise, le yin et le yang sont deux catégories complémentaires, que l'on peut retrouver dans tous les aspects de la vie et de l'univers. Cette notion de complémentarité est propre à la pensée orientale qui pense plus volontiers la dualité sous forme de complémentarité.

Le symbole du Yīn et du Yang, le tàijí tú (souvent entouré de 8 trigrammes du bagua) est bien connu dans le monde occidental depuis la fin du xxe siècle.
yin-yang-300x300.png

Le Yin, représenté en noir, évoque entre autres, le principe féminin, la lune, l'obscurité, la fraîcheur, la réceptivité, etc.
Le Yang quant à lui (laissant apparaître le fond blanc), représente entre autres le principe masculin, le soleil, la luminosité, la chaleur, l'élan, etc.

Le taiji (ou tai-chi) est la source des huit (Bā) figures de divination (guà) et des 64 hexagrammes du Livre des Transformations (Yi King).
Taiji-trigrammes.png

mardi 4 juillet 2017

Le Blanc et le Noir (1): Lumière contre obscurité

"Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux. Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres. Dieu appela la lumière « jour », il appela les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le premier jour." Livre de la Genèse (Gn 1, 1-31)
a_Sainte_Genevieve_22_f_3.jpg

La première notion de couleur que l'homme eut est en rapport avec la lumière.

Les deux premiers adjectifs de couleur existant sont donc clair et sombre, brillant et obscure, blanc et noir.

Le noir et le blanc sont les couleurs à employer pour avoir un maximum de contraste: ce sont les couleurs de l'imprimerie.
imprimerie.jpg

dimanche 2 juillet 2017

Noir en 21 langues

Logographie:
Chine (1) 黑 hēi
Japon (9) 黒 kuro
Corée (20) 검정 geomjeong

Alphabétique:
Espagnol (2) negro
Portugais (7) negro, preto
Français (10) noir
Italien ( 21 ) nero
Anglais (3) black
Allemand (13) schwarz
Russe (8 ) чёрный tchernyi
Turc (17) kara, siyah
Vietnamien (14) đen
Javanais (12) ireng

abjad
Arabe (4) أسود áswad
Ourdu (20) سیاہ kālā

abujida
Bengali (5) কালো Kālō
Hindi (6) काला kālā
Landa/Pendjabi (11) ਕਾਲਾ Kālā
Marathi (19) काळा Kāḷā
Telegou (15) నలుపు nalupu
Tamoul (18) கருப்பு karuppu

Les Romains utilisaient 2 termes pour noir:

- ater: noir mat qui provient de l'indo-européen ater: feu, fumée.

On retrouve cette racine dans atrium, grande salle à l’entrée de la maison romaine, ordinairement couverte et ornée d'une colonnade.

Ce terme se retrouve aussi dans ätre, base de la cheminée où l’on fait le feu, et autour duquel se déroulait la vie du ménage.

On le retrouve dans atroce, adjectif qualifiant ce qui est très douloureux au sens physique et au sens moral, par analogie avec une personne cruelle et méchante au regard noir.

- niger: noir brillant qui provient du grec nekros: mort.

On retrouve ce nom dans le fleuve Niger et les pays Niger et Nigéria.

Il donne le mot français noir, l'italien nero, l'espagnol negro, mais aussi nègre et dénigrer dans le sens noircir une réputation.

Ater, fréquent en latin classique, disparait au IIIe siècle remplacé par niger.

Les Portugais utilisent preto du latin pressus (« pressé, couvert ») devenu prettus et passé au sens météorologique de « couvert, sombre », en parlant des nuages, du ciel, à celui de « noir ». Le français nébuleux est à mi-chemin de ce processus, laissant derrière lui le sens de « nuageux » pour celui de « sombre, pas clair. »
Ouro Preto (Or noir) est une ville du Minas Gerais au Brésil.

Les Anglais utilisent black.

Les Allemands utilisent schwarz, les Suédois svart, les Néerlandais zwart.

En germain, blach était le noir brillant, dense et swart le noir mat et terne.

L’indo-européen commun suordos (« noir, sale ») qui donne l’allemand schwarz (« noir ») donne aussi le latin sordeo (« être malpropre ») donc le français sordide.

Les Russes écrivent чёрный (tchernlyï) de la même famille que le tchèque černý, le polonais czarny, le slovène črn, le bulgare черно

Les Bretons disent du comme les Gallois. Le drapeau breton est appelé Gwenn ha Du (blanc et noir).

Les Basques disent beltz. Le vin rouge en français est noir en basque.

Les Chinois écrivent et prononcent hēi . Le Japonais se prononce kuro.

La partie supérieure du kanji évoque la fenêtre (里), la partie inférieure, le feu (火).

Autrefois, les maisons japonaises n'avaient pas de cheminée ; le feu était fait sous la fenêtre et celle-ci devenait noire.

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les Hindi disent: काला (kala). Les Turcs disent kara.

Karageorges (Georges le noir) a été le chef de la première révolte serbe contre les Turcs.

Les Turcs utilisent aussi le mot siyah que les Persans utilisent سياه (syāh).

Les Arabes écrivent أسود ('áswad) et les Hébreux שחורן

Le pluriel d'áswad se dit sūdaan. Le Soudan est le pays des noirs (بلاد السودان).

Les Grecs utilisent : μαύρος (mav́ros) que l'on retrouve en France dans l’appellation maure et le nom de famille Moreau.

Les noirs ont été les premiers pigments préparés par l'homme : à partir de bois carbonisé (noir de charbon) puis par combustion (noir de carbone, noir de fumée).

jeudi 29 juin 2017

Blanc en 21 langues

Les 21 langues les plus parlées dans le monde représente 70 % des habitants de la planète.

Elles utilisent 4 sortes d’alphabets:

logografiques (type chine)
alphabétique (type européen)
abjad (type arabe)
abugida (type hindou)

Ce qui donne la typologie suivante:

Logographie:
Chine (1) 白 bái
Japon (9) 白 shiro
Corée (20) 하양 hwaiteu

Alphabétique:
Espagnol (2) blanco
Portugais (7) branco
Français (10) blanc
Italien ( 21 ) biancho
Anglais (3) white
Allemand (13) weiß
Russe (8 ) белый belyj
Turc (17) Beyaz
Vietnamien (14) Trắng
Javanais (12) putih

abjad
Arabe (4) سفید abyadh
Ourdu (20) بيض safed

abujida
Bengali (5) সাদা Sādā
Hindi (6) श्वेत saphed
Landa/Pendjabi (11) ਚਿੱਟਾ Ciṭēد
Marathi (19) पांढरा Pāṇḍharā
Telegou (15) తెలుపు Telupu
Tamoul (18) வெள்ளை Veḷḷai

Les Romains utilisaient 2 termes pour blanc:

- albus: blanc mat que l'on retrouve dans la nom de la ville d'où venaient les premiers Romains, Romulus et Rémus: Albe la longue.

Autres pays blancs: l'Albanie et la perfide Albion (Grande Bretagne). Un fleuve blanc: l'Aube, affluent de la Seine.

Ce terme se retrouve aussi dans album, un livre avec des pages blanches que l'on remplit d'objets de collection ou de souvenirs photographiques.

On le retrouve dans albatre, pierre blanche, et albumine, le blanc d'oeuf.

A l'aube, apparaissent à l'horizon les premières lueurs du jour, avant le lever du soleil.

L'aube est un vetement liturgique en forme de tunique blanche. C'est le vetement qu'utilise le nouveau fidèle de l'église pour sa première communion.

Les Roumains utilisent le mot alb pour blanc.

- candidus: blanc brillant qui a donné Candide; le naïf héros au regard neuf du roman de Voltaire.

Candida était le nom de la toge blanche que portaient les candidats pour solliciter une fonction publique.

La candeur est la pureté d'âme, confiance, ingénuité, franchise qui devrait remplir ce candidat.

Ces mots furent remplacés par un mot emprunté au germanique blank, qui veut dire brillant, dans le latin de la fin de l'Empire.

On le retrouve dans le français blanc, l'espagnol blanco, l'italien bianco, le portugais branco.

Les Anglais utilisent white du germanique hwit qui a aussi donné le danois hvid, le néerlandais wit, le suédois vit et l’allemand weiß.

Hwit a plutôt la signification de clair que de brillant.

Les Russes écrivent белый (biélyï) de la même famille que le tchèque bílý, le polonais biały, le sorabe běły, le slovène bel, le bulgare бял

La Biélorussie est la Russie Blanche. Belgrade est la ville blanche.

Les Bretons disent gwenn comme les Gallois gwyn. Le drapeau breton est appelé Gwenn ha Du (blanc et noir).

Les Basques disent zuri.

Les Chinois écrivent et prononcent bái . Les Japonais le prononcent shiro et l'écrivent しろ/しろい en kana.

les Hindi disent: सफेद (safed). Le Safed Baradari (palais blanc), est un monument de Lucknow, en Inde

Les Arabes écrivent أبيض (abyadh) et les Hébreux (lavan) לָבָן

Les Grecs comme les Romains ont 2 mots : λευκό (levkó) et άσπρο (áspro).

On retrouve ces termes en français leucocytes (globules blancs) mais non dans le médicament Aspro, inventé en Australie en 1917 par les frères Nicholas: NicholAS PROduct.

Les Inuits ont sept mots différents pour sept nuances différentes de blanc.

mardi 20 juin 2017

Bleu contre Blanc

Ce billet est le premier d"une série qui va étudier l"utilisation de couleurs comme emblème de groupements humains.

L'origine du terme bleu provient de la couleur de l"uniforme des Gardes Nationales mis en place lors de la révolution française. Les Gardes Nationales parisiens sous le commandement de La Fayette, portaient une veste bleue à plastron rouge. C'était le même uniforme que les Gardes Françaises, régiment d'élite caserné à Paris et dépendant de la maison du Roi. Certains membres de ce régiment (5 des 6 compagnies) fraternisèrent avec la population parisienne qui se souleva en juillet 1789. bastille_1789.jpg Les autres soldats d'infanterie français portaient un uniforme blanc. La République établie en 1792 eut besoin de lever en masse des volontaires pour défendre la Patrie et les habilla en veste bleue. Ces volontaires, acquis aux idées de la République, prirent le surnom des Bleus. garde_nationale.jpg

Pour combattre les idées révolutionnaires, les partisans du Roi mirent en avant le blanc, couleur de la Maison de Bourbon, sur les supports différents: cocarde, drapeau, ceinture... HenrideLarochejaquelein.jpg Le moment d'affrontement le plus fort entre les deux partis eut lieu lors des soulèvements de Vendée entre 1793 et 1796.

Au retour du Roi en 1814, le blanc redevient la couleur de la France.

Tout au long du XIXe siècle, ces couleurs servirent à désigner les partisans républicains et royalistes.

jeudi 26 mai 2016

Triumph

1885: Siegfried Bettmann fonde S. Bettmann & Co pour importer des bicyclettes d'Europe et les vendre à Coventry en Angleterre.
1897: La compagnie est renommée Triumph Cycle Co. Ltd.
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1887 : Moritz Schulte s'associe à Bettmann.
1894: Triumph produit ses premières bicyclettes.
1896: Citoyens allemands, Schulte et Bettmann ouvrent une filiale à Nuremberg Triumph-Werk-Nurnberg AG (TWN)
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1902: Triumph commence la fabrication de motocyclettes. Le piston qui est au cœur des réalisations de Triumph est mis en valeur.
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1903: TWN se mets à produire aussi des motocyclettes.

1903: Reginald Walter Maudslay crée la Standard Motor Company Limited à Coventry.
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1918: Alfred John Dawson, manager chez Hillman et designer de la voiture Hillman Nine, crée Dawson Car Company.
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1921: Triumph rachète Dawson qui n'avait réussi à produire que 65 voitures.
1923: Triumph Motor Company présente son premier modèle de voiture. Triumph all over the world est sa devise.
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1924: Standard change son logo et prend un étendard (standard) britannique comme emblème.
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1929: TWN devient indépendante.
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1929: John Paul Black prend la direction de Standard Motor Company et donne une nouvelle impulsion à la marque. Il vends ses moteurs à Swallow Sidecar.

1933: La nouvelle direction de Triumph Motor composée du lt-col C.V. Holbrook, de l'ingénieur Donald Healey et du styliste Walter Belgrove met en production berlines, torpédos et versions sportives à deux carburateurs.
1936: De plus en plus en difficulté à cause du krach de 1929 à Wall Street, Triumph doit se séparer définitivement de sa branche motocyclette vendue à Jack Sangster déjà propriétaire de la firme Ariel qui la transforme en Triumph Engineering Co Ltd.
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La ligature rh va être la caractéristique du logo des motos Triumph anglaises comme la barre supérieure du T allongée va être celle des motos Triumph allemandes.

1939: Thomas William Wards Ltd, l'entreprise créée par un ferrailleur spécialisé dans la démolition de navires décédé en 1926, rachète Triumph Motor Company.

1940: L'usine de Coventry est détruite par l'aviation allemande.

1942: Une toute nouvelle usine pour les motos est construite à Meriden. De nombreux jeunes américains découvrent ces motos légères et performantes. Triumph Engineering crée donc deux compagnies aux USA, vers lesquelles 75 % de la production seront expédiés.

1945: La marque automobile Triumph est revendue à sir John Black, directeur des automobiles Standard. Sir John s'en sert pour concurrencer Jaguar (ex Standard-Swallow) à qui il vendait des moteurs depuis les années trente.
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1949: Pour assurer la pérennité de Triumph (moto et vélo), cette dernière est englobée dans le puissant groupe Birmingham Small Arms Company Limited (BSA), qui comprend alors des firmes telles que Sunbeam, Daimler, la production d'armes, des machines outils et d'acier.
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1956: Max Grundig reprends TWN pour la regrouper avec sa marque Adler. C'est la fin des marques allemandes de motos Triumph et TWN.
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1959: Standard Motor Co et sa filiale Triumph Motor Co changent leur nom en Standard-Triumph International.
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1961: Leyland Motors rachète Standard Triumph.

1963: La nouvelle direction supprime la marque Standard.

1972: Faillite du groupe BSA. Dennis Poore, le président de Norton-Villiers (une filiale de Manganese Bronze Holdings) est induit par le gouvernement britannique pour prendre le contrôle de BSA / Triumph.
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1973: Fusion de Norton-Villiers et de BSA / Triumph en Norton-Villiers-Triumph (NVT).
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1975: L'usine de Meriden est occupée par ses ouvriers qui finiront par obtenir de créer une coopérative Meriden Motorcycle Co-operative.

1978: Triumph change de nouveau de logo. La couronne de laurier accompagnait le général romain qui méritait un triomphe. Elle devient l'emblème de la marque mais peu de temps avant sa chute.
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1980 : Fermeture de l'usine de Meriden.
1983 : Triumph Engineering Co Ltd est racheté par John Bloor, un homme d'affaires qui a fait fortune dans l'immobilier.

1984: Fin de la marque automobile Triumph.

1986: British Leyland prends le nom de Rover Group.

1990: Triumph Motorcycles Ltd est fondée par John Bloor. La production de motos se fait dans la très moderne usine d'Hinckley, dans le Leicestershire.
New-Triumph-Triangle-Logo.png 1994: BMW achète Rover.
2000: BMW refuse de vendre le nom Triumph lors du rachat de MG Rover par le groupe Phoenix, ce qui permet d'espérer qu'un modèle sportif portant ce nom puisse à nouveau voir le jour dans le futur.

samedi 14 mai 2016

Leyland

1896: Les familles Sumner et Spurrier décident de fonder la Lancashire Steam Motor Company à Leyland, dans le nord-ouest de l'Angleterre. L'un de leurs premiers articles était une tondeuse à gazon motorisée, et leur premier véhicule fut un camion à vapeur d'une capacité de 1,5 tonne.
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1897: Création de la société T. Coulthard de Preston, pour fabriquer des berlines à vapeur.
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1899: Création de Albion Motor Car Company Ltd par Thomas Blackwood Murray et Norman Fulton à Glasgow en Ecosse.
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1905: Sumner et Spurrier se lancent dans les berlines à essence.
1907: La Lancashire Steam Motor Company prends le nom de Leyland Motors après avoir racheté Coulthards.
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1915: Albion cesse la production de voitures particulières et se consacre aux bus et camions. Son emblème devient un lever de soleil et sa devise 'Sure as the Sunrise'.
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1920: Leyland Motors sort une voiture de luxe, la Leyland 8, sur une conception de J.G. Parry-Thomas.
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1921: Création de Scammell Lorries Ltd. à Spitalfields, Londres, en tant que société anonyme par transformation de George Scammell and Nephew.
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1927: Parry-Thomas trouve la mort en tentant de battre le record de vitesse terrestre au volant d'une Babs.

1930: Albion Motor Car Company Ltd est renommée Albion Motors.
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Pendant la Seconde Guerre mondiale, Leyland Motors, comme les autres firmes automobiles britanniques, travaille pour la Défense nationale. Ses ateliers assemblent des chars et des gros camions militaires.
1942: Henry Spurrier hérite de la firme.
1946: Associated Equipment Company et Leyland Motors créèrent une compagnie d'engins ferroviaires, British United Traction Ltd.
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1951: Leyland Motors rachète Albion Motors.
1953: Partenariat avec le constructeur d'autobus Danish Automobile Building
1955: Leyland Motors rachète Scammell Lorries Ltd..
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1954: Début de la production de véhicules en Australie.
1955: La compagnie autorise une société indienne de Madras à assembler sous licence les véhicules utilitaires Leyland Motors, dans la nouvelle usine d'Ashok. Ces camions étaient de marque Ashok Leyland.
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1961: Leyland Motors rachète Standard Triumph. L'entreprise compte 19000 employés.
1962: Leyland Motors rachète Associated Commercial Vehicles (ACV), qui regroupe AEC, Thornycroft, Park Royal Vehicles et Charles H. Roe.
1964: Apparition de la cocarde Leyland, autrement appelée roue de Catherine, flying plughole ou badge à la turbine.

1965: Participation minoritaire (25%) dans Bristol Commercial Vehicles et Eastern Coach Works.
1966: Début de la production en Espagne d'Authi suite à l'accord avec Nueva Montaña Quijano.
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1967: Leyland Motors absorbe Rover et Aveling-Barford.

1968: Leyland Motor Corporation Limited fusionne avec British Motor Holdings (BMH) pour former British Leyland Motor Corporation (BLMC). BMH regroupait Daimler, Guy, BMC, Austin et Morris.
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1969: Les voitures Austin Seven et Morris Mini-Minor deviennent populaires sous le nom de Mini. British Leyland crée la marque Mini.
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1969: Joint venture avec National Bus Company (Bristol buses et Eastern Coach Works) pour créer Leyland National buses.
1970s: Prise de majorité dans le partenaire danois DAB, pour former Leyland-DAB,producteur d'un bus articulé.
1972: BLMC prends le contrôle d'Innocenti. La marque Albion disparait.
1974: Cessation de production de voitures en Australie.
1975: La société est en faillite et la publication du Rapport Ryder, dans les mois qui suivirent, se solde par la nationalisation de British Leyland (BL), réorganisée en 4 divisions : voitures, camions et bus, produits spéciaux et international.

1977: La marque AEC est arrêtée.
1978: BL mets ses activités camions et bus dans Leyland Vehicles.
1981: Leyland Vehicles explose en 3 sociétés: Leyland Trucks; Leyland Bus et Leyland Parts. 1983: Aveling-Barford est privatisée.
1984: Jaguar est vendu.
1986: British Leyland prends le nom de Rover Group.

1987: Les parts de Land Rover Leyland International Holdings dans Ashok Leyland sont revendues à Hinduja Group.
1987 La division Leyland Trucks fusionne avec DAF Trucks. La nouvelle compagnie n'utilise le nom de Leyland DAF qu'au Royaume-Uni et de DAF dans le reste du monde.
Leyland-Daf 400 V8 1991 Ambulance

1988: Leyland bus est vendu à Volvo.
1993: DAF NV fait faillite. La branche anglaise est rachetée par son management et devient Leyland Trucks.
1998: Leyland Trucks est racheté par le fabricant américain PACCAR. Les camions sont toujours commercialisés sous le nom de Leyland.
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vendredi 29 avril 2016

Austin

1854: Frederick Wolseley, un irlandais émigre en Australie pour s'occuper de moutons.
1872: Il crée une machine de tonte de moutons.
1887: Avec l'aide d'Herbert Austin, un ingénieur anglais émigré en Australie, Frederick Wolseley fonde The Wolseley Sheep Shearing Machine Company, une compagnie pour construire des machines de tonte des moutons.
1893: Herbert Austin et Frederick Wolseley décident d'ouvrir une usine de fabrication à Birmingham en Angleterre pour bénéficier de sous-traitants plus compétents.
1895: Austin s’intéresse à la fabrication de voitures automobiles comme moyen de stabiliser les fluctuations saisonnières inhérentes de l'entreprise Wolseley.
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1899: Mort de Frederick Wolseley. Vickers, Sons and Maxim reprennent l'activité et le nom de Wolseley.
1901: La construction de moteur et de voiture est prise par The Wolseley Tool & Motor Car Company Limited.
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1900: La carrosserie Van den Plas, de Bruxelles, travaille avec les constructeurs automobiles français De Dion Bouton, Berlier, Germain, Packard.
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1905: Herbert Austin quitte Wolseley et fonde Austin Motor Company. Son siège est basée à Longbridge, une banlieue de Birmingham, au centre de l'Angleterre.
1906: Sa nouvelle voiture a un moteur vertical et est, en tout sauf un petit détail, identique aux Clément-Gladiators assemblés dans la même usine. William Harvey Du Cros, qui possède Cycle Co Swift injecte des fonds et rejoint le conseil d'administration.
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1914: Austin devient une société publique cotée lorsque le capital est augmenté à 650.000 £. A cette époque , en nombre de voitures produites, la société est au cinquième rang après Wolseley, Humber , Sunbeam et Rover.

1917: La compagnie anglaise Vanden Plas Ltd. est créée.
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1918: Austin Motor Co. a augmenté considérablement au cours de la Première Guerre mondiale avec l’obtention de contrats gouvernementaux pour les avions, les obus, les canons lourds et camions. La main-d'œuvre est passée d'environ 2.500 à 22.000 personnes.
1920: Herbert Austin dessine lui-même l'emblème de sa marque: dans une forme triangulaire, un volant sur des ailes accompagne une roue qui soulève de la poussière. Il est censé symboliser le contrôle et la vitesse des voitures de la marque.
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1921: La société n'arrive pas à vendre suffisament. Elle est mise sous séquestre.
1922: Lancement de la Seven, une petite voiture économique produite en masse. L'une des raisons pour lesquelles le marché pour une voiture comme l'Austin 7 existe est le code fiscal britannique: chaque voiture personnelle est imposée sur la taille du moteur.

1930: Création de American Austin Car Company, pour produire des modèles Austin aux Etats-Unis.
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1934: Datsun commence à construire des Austin Sevens sous licence.
1935: American Austin Car Company est réorganisée sous le nom d'American Bantam. Ce fut Bantam qui produisit le premier prototype de la Jeep.
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1936: Le fondateur est anobli comme Baron Austin of Longbridge.
1941: Mort de Lord Austin.

1946: Vanden Plas devient une filiale d'Austin et produit l'Austin A120 Princess, une voiture haut de gamme.
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1947: Le logo Austin prends la forme d'un écu très étroit.
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On voit aussi apparaître comme insigne de capot, un A ailé, une réponse au B ailé des Bentley. AustinFlyingA.JPG

1950: Les armoiries de Lord Austin qu'il avait adopté son anoblissement en 1936 sont adoptées avec comme modification principale une croix à la place du chevron original. Gerbes de blé et losanges symbolisent la générosité et la constance, tandis que la couleur or représente la générosité. Lord Austin était connu pour son soutien envers les hôpitaux et diverses autres activités de bienfaisance.
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1952: Le constructeur fusionne avec son concurrent Nuffield Organisation (marques Morris, MG, Riley...). L'union des deux fabricants donne naissance à la British Motor Corporation (BMC), le plus grand groupe automobile britannique.
Le logo de cette marque est une cocarde aux couleurs britaniques.
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1952: Lancement de la marque Austin-Morris.

1952: Austin passe un accord avec Donald Healey, l'ingénieur automobile de renom. Cet accord conduit à une nouvelle marque Austin-Healey et à une gamme de voitures de sport.
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1959: Lancement de la Austin-Mini-Cooper.
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1968: Le regroupement des marques anglaises donne naissance à la British Leyland Motor Corporation (BLMC).

1978: Le logo d'Austin-Morris évolue.
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1982: La majeure partie de la division automobile de British Leyland est rebaptisé groupe Rover Austin, avec Austin comme marque grand public et Rover marque plus luxueuse. La marque MG est relancé pour les versions sportives des modèles Austin.
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1989: La marque Austin-Sterling est lancée.
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1987: La marque Austin est abandonnée et Austin Rover devient tout simplement le groupe Rover. Les voitures Austin continuent à être fabriquées, même si elles ont cessé d'être des Austins. Elles portent le logo Rover mais sans "Rover" écrit dessus. Les logos sont spécifiques au modèle de voiture. La croix des armoiries de Lord Austin permet une réminiscence des anciens logo.
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Les droits sur le nom Austin sont transmis à British Aerospace, puis à BMW lorsque ils achètent le groupe Rover.
Les droits ont ensuite été vendus à MG Rover, créé lorsque BMW a vendu l'entreprise.
Suite à l'effondrement et la vente de MG Rover, Nanjing Automobile Group possède le nom d' Austin et l'usine d'assemblage historique de Austin à Longbridge.
Lors de l'Exposition Nanjing International en mai 2006, Nanjing a annoncé qu'il pourrait utiliser le nom Austin sur certains des modèles MG Rover, au moins sur le marché chinois.

2012: Une nouvelle Austin Motor Company Limited est constituée par Steve Morgan de Birmingham.
2014: Dissolution de la nouvelle société.

Pour plus de détails, voir: http://www.aronline.co.uk/blogs/facts-and-figures/history-evolution-of-the-ar-logo/

mardi 19 avril 2016

Bollée

1873: Amédée Bollée père, fils d'un fondeur de cloche, fabrique sa première voiture appelée l'Obéissante. C'est un véhicule à vapeur, remarquable par son silence de fonctionnement, sa maniabilité, et disposant déjà de la plupart des solutions mécaniques de l'automobile du futur : quatre roues, une direction à double pivot, une propulsion par les roues arrières, une suspension à quatre roues indépendantes. C'est le premier véhicule automobile pour particuliers.
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1878: Il conçoit et commercialise "la Mancelle", encore à moteur à vapeur, situé à l’avant, avec une boîte de vitesses et un différentiel. Cette voiture est considérée comme la première voiture construite en série : une petite cinquantaine d'exemplaires ont été fabriqués et vendus.
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1880: Il perfectionne ses voitures en construisant, "La Nouvelle", une des toutes premières conduites-intérieur.

1881: "La Rapide" fut construite. Cette voiture était capable de dépasser le seuil psychologique d'un kilomètre par minute en atteignant la vitesse, jusque-là jamais atteinte, de 62 km/h !

1896: Amédée Bollée fils, fabrique sa première voiture à essence et aligne sa "Type 1" sur la ligne de départ de la course Paris-Marseille-Paris. Son frère cadet, Léon Bollée crée son entreprise au Mans.
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1900: Amédée Bollée fils construit des voitures haut de gamme, en petite série d'un maximum de cinquante par an. amedee13.jpg

1903: Léon Bollée produit sa première grosse voiture.

1913: Après sa mort, sa veuve continue la production d'automobiles et d'armements.

1922: La marque est rachetée par la firme anglaise Morris, pour devenir Morris-Léon Bollée, installée au Mans.
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1923: Amédée Bollée fils arrête la production de voitures et se spécialise dans la fabrication de segments pour les pistons: Le Segment AB.
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1925: La production des Morris-Léon Bollée commence avec des véhicules équipés de moteurs Hotchkiss.
1928: Par suite de leur mévente, la production s'arrête.
1931: Morris ferme l'usine définitivement.

1990: Le Segment AB, qui appartenait toujours à la famille Bollée, est transformée en société anonyme contrôlée par le groupe AFE via la Mancelle de Fonderie, à 100%. segmentab.png

jeudi 14 avril 2016

MG Motor

1893: William Morris quitte l'école à l'âge de quinze ans pour devenir apprenti chez un vendeur et réparateur de bicyclettes à Oxford. À seize ans il fonda sa propre entreprise. D'abord réparateur et vendeur de vélos, il se tourne ensuite vers le commerce de motocyclettes puis d'automobiles.
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1896: Création de Riley Cycle Company à Coventry, par William Riley, un industriel du textile, à partir de Bonnick Cycle Company .
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1898: Percy Riley commence la fabrication de sa première voiture à l'âge de seize ans dans l'entreprise achetée par son père.
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1898: Edward Greenwood Wrigley établit son usine de fabrication d'outils EG Wrigley and Company Ltd. à Birmingham.

1901: La Wolseley Tool and Motor Car Company sise à Birmingham est créée par le fabricant d'armes Vickers, Sons and Maxim. Le directeur est Herbert Austin.
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1903: William Riley ne voulant pas détourner les fonds de sa société de cycles pour construire des automobiles, ses 3 fils empruntent à leur mère et créent la Riley Engine Company.
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1905: Austin quitte Wolseley pour créer sa propre entreprise. JD Siddeley le remplace. Il crée un modèle avec un moteur performant : Wolseley-Siddeley.
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1909: Siddeley abandonne Wolseley pour Deasy.

1910: Création de Morris Motor Company.

1911: Le nom de Siddeley est supprimé pour éviter toute confusion avec Siddeley-Deasy (plus tard connu comme Armstrong-Siddeley).

1912: Riley Cycle Company change son nom en Riley (Coventry) Limited.

1913: Morris commence la construction du modèle Morris Oxford (connu sous le sobriquet de "Bullnose" à cause de la forme arrondie de son radiateur rappelant un museau de taureau). Quoique bon mécanicien, William Morris n'était pas un créateur né et sa première voiture était composée d'éléments de diverses provenance. Le moteur à soupapes latérales était construit par WHite & Pope, le pont arrière à vis sans fin par Wrigley, etc. La Morris Oxford fut un succès dès sa première année de fabrication et permit à William Morris de racheter ses fournisseurs les uns après les autres.
Les armoiries d'Oxford servent d'emblème à la marque.

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1913: Wrigley construit sa première et unique voiture.
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1918: Le badge bleu Riley en forme de diamant conçu par Harry Rush apparaît ainsi que la devise "Aussi vieux que l'industrie, aussi moderne que l'heure" (As old as the industry-as modern as the hour).
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1922: Cecil Kimber est promu Directeur Général de Morris Garages, un réseau de garages destinés à la vente et la maintenance des voitures Morris.

1923: William Morris rachète E.G. Wrigley and Company et continue la production de camions sous le nom de Morris Commercial Cars Limited
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1924: Première voiture avec un badge MG à logo octogonal.
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1925: Morris achète l'usine du Mans de Léon Bollée et lance la Morris-Léon Bollée. L'armoirie de la ville du Mans se retrouvent dans l'emblème de la marque.
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1926: Durant la crise économique qui suivit la première guerre mondiale, Morris décida de diminuer au maximum ses marges bénéficiaires et de vendre ses voitures quasiment à prix coûtant. Cette initiative inédite et allant à l'encontre de ce que faisait la concurrence fut la raison du succès et de la fortune de William Morris.
1927: William Morris achète Wolseley.
1928: Création de la M.G. Car Company Limited.
1929: William Morris est anobli une première fois.
1931: Morris vends Morris-Léon Bollée.
1934:William Morris est nommé baron Nuffield.
1935: M G qui était au départ la propriété de William Morris, est vendue à Morris Motors.

1936: Les désaccords entre les frères Riley sur l'orientation future de l'entreprise augmentent. Victor Riley avait mis en place une nouvelle marque ultra-luxe, Autovia , pour rivaliser avec Rolls-Royce.
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1938: Morris devient 1er vicomte Nuffield. Il rachète Riley Motors (Coventry) Limited. Il crée un holding financier Nuffield Organisation lui permettant de contrôler quatre marques d'automobiles (Morris, MG, Riley et Wolseley), une gamme de véhicules utilitaires (Morris Commercial Cars Limited ) et de développer un certain nombre d'activités annexes (moteurs marins, véhicules militaires, garages préfabriqués adaptés aux dimensions des voitures Morris, etc.).
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1952: Nuffield Organisation fusionne avec Austin pour constituer la British Motor Corporation (BMC).
1968: Le regroupement des marques anglaises donne naissance à la British Leyland Motor Corporation (BLMC).
1969: Abandon de la marque Riley.
1975: Devient la société nationale British Leyland Limited (BL). Fin des marques Morris et Wolseley
1986: BL devient Rover Group.
1988: MG est acheté par British Aerospace
1994: MG est acheté par BMW
2000: BMW revends MG en même temps que le groupe Rover au consortium Phoenix.
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2005: La faillite du groupe est prononcée. Nanjing Automobile Group (NAC) rachète MG. Le groupe chinois acquiert également les marques Austin, Wolseley, Morris, Princess, Sterling cars, British Motor Corporation, Leyland et Vanden Plas (sauf les droits détenus par Jaguar aux États-Unis et Canada).

2007: Le groupe chinois Shanghai Automotive Industry Corporation (SAIC) signe un accord de fusion avec Nanjing Automobile Company (NAC) et achète pour 2,1 milliards de yuans (286 millions de dollars US) la maison mère de la NAC, Yuejin Motor, qui reçoit en échange 5 % du capital du constructeur shanghaien : du même coup, la marque MG se trouve incorporée à la SAIC qui entend relancer en Europe l'usine de Longbridge (le site historique de Rover mais surtout le lieu originaire de la marque Austin dont la NAC a acquis les droits d'utilisation en 2005). Officiellement, les projets de la SAIC seraient de poursuivre la relance de MG en Europe et d'utiliser la base de Longbridge comme fenêtre ouverte sur l'Europe.

2011: Nouveau logo de MG.
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samedi 2 avril 2016

SAIC

1955: Fondation de la Shanghai Internal Combustion Engine Components Company qui trouve son origine dans les nombreux ateliers de réparation automobile de Shanghai qui se sont développés pendant et après la seconde guerre mondiale. Elle est la propriété des autorités municipales de Shanghai.

1958: Le premier modèle de l'usine d'assemblage de Shanghai est la Phoenix, une voiture destinée aux couches les plus aisées de la population chinoise.
Le logo se compose des lettres 上海 signifiant Shanghai.
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1985: SAIC crée une coentreprise avec Volkswagen, la Shanghai Volkswagen Automotive Co pour la fabrication de la Volkswagen Santana.
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1991: SAIC arrête la production des Shangaï.

1995: Prends le nom de Shanghai Automotive Industry Corp. (Group)
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1997: SAIC crée une coentreprise avec General Motors : Shanghai GM.
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2002: SAIC et General Motors réitèrent en constituant SAIC-GM-Wuling (SGMW) avec Liuzhou Wuling Motors Co., Ltd.
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Il commercialise des véhicules sous les marques Wuling, aux cinq diamants rouges en forme de W
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et Baojun (Cheval Précieux).
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2004: Le groupe rachète SsangYong, un constructeur automobile coréen en difficulté. Ce rachat fut de courte durée, car SAIC revendra peu après ses parts à Mahindra.

2007:Rachat de Nanjing Automobile, le plus ancien constructeur automobile chinois.

2011: SAIC Motor Corporation Limited
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samedi 26 mars 2016

NAC

1947: Nanjing Automobile Company. Un service de réparation de l'Armée Populaire de l'Est prends le contrôle d'un atelier automobile à Nankin (Nanjing), ancienne capitale de la République de Chine.

1958: La société fabrique le premier camion léger de Chine basé sur le GAZ-51 russe. Dès lors l'usine fut autorisée à fabriquer des véhicules automobiles et la société Nanjing Automobile Works vit le jour, avec la marque Yuejin (qui signifie Bond en avant).
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1986: Iveco conclut une coopération commerciale et technique pour la fabrication, sous licence, de certains modèles de la gamme Iveco Daily de 1re génération, par Yuejin Trucks.
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1990: La conception de la première génération Ibiza est achetée à SEAT et la voiture vendue en Chine comme Nanjing Yuejin Soyat .
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1995: Dans le cadre des accords de partenariat avec le groupe italien Fiat S.p.A, une filiale commune Nanjing Viejo Automobile Co. est créée.

1996: Coentreprise Iveco et NAC: Nanjing-Iveco Joint Venture (NAVECO).
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1999: Grâce à la libéralisation des investissements étrangers en Chine, Nanjing Fiat Company est créée, destinée à la construction d'automobiles Fiat pour le marché chinois.
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2005: Nanjing Automobile Group rachète les actifs du groupe défunt MG Rover et la marque de voitures de sport Morris Garage pour un montant de 53 millions de £.

2006: Fusion de NAVECO et Yuejin.

2007: Leader sur le marché chinois, SAIC annonce la fusion-absorption de Nanjing. SAIC Motor déboursera 2,095 milliards de yuans (près de 200 millions d'euros) et la maison mère de Nanjing Auto, Yuejin, obtiendra 320 millions d'actions SAIC Motor, équivalentes à une participation de 4,9 %. Ces actions seront apportées par la maison mère de SAIC, Shanghai Automotive Industry Corp.

2008: Nanjing-Fiat est dissoute.

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